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Pékin nomme des officiers à la tête de sa garnison en mer de Chine du Sud

PEKIN (Chine), 27 juil 2012 (AFP) -

La Chine a nommé des officiers pour diriger sa nouvelle garnison sur une île de l'archipel des Paracels en mer de Chine du Sud, renforçant ainsi la souveraineté chinoise sur ces îles également revendiquées par le Vietnam, a rapporté vendredi la presse chinoise.

Les nominations ont été effectuées jeudi par le ministère chinois de la Défense, a précisé le China Daily.

La Chine avait annoncé il y a quelques jours l'établissement d'une garnison à Sansha, une bourgade sur l'île sous contrôle chinois de Yongxing. Sansha a récemment été élevée au rang de ville, pour lui conférer un statut administratif plus élevé.

La décision chinoise "viole le droit international, porte gravement atteinte à la souveraineté du Vietnam (...) et n'a pas de valeur", a réagi mardi le porte-parole des Affaires étrangères vietnamiennes Luong Thanh Nghi, demandant à la Chine de "mettre fin immédiatement" à son projet de garnison.

De leur côté, les Philippines, qui se disputent avec la Chine la souveraineté sur un autre archipel en mer de Chine du Sud, les Spratleys, ont convoqué l'ambassade de Chine à Manille pour lui soumettre une plainte contre l'établissement de la garnison.

La garnison aura entre autres pour mission de défendre la ville et de fournir une assistance contre les calamités naturelles, selon le porte-parole du ministère chinois de la Défense Yang Yujun cité par le China Daily.

M. Yang a ajouté qu'une autre garnison dépendant de la marine chinoise était responsable de la défense maritime et des combats dans la zone, laissant apparemment entendre que ces responsabilités ne relevaient pas de l'unité stationnée à Sansha.

Les tensions se sont récemment avivées autour de la mer de Chine du Sud, traversée par des voies maritimes internationales, riche en ressources halieutiques et dont les fonds pourraient receler d'importantes réserves de gaz et de pétrole.

Dans un rapport publié mardi, l'organisation International Crisis Group (ICG) estime que les chances de résoudre ces disputes régionales "semblent diminuer", après l'échec récent de l'Asean, qui regroupe les dix pays du sud-est asiatique, à produire un "code de conduite" permettant de régir les conflits.

Ce code de conduite, en discussion depuis dix ans, est censé empêcher les incidents de pêche, de droits de navigation ou d'exploration pétrolière de tourner au conflit, mais ses termes concrets n'ont jamais fait l'objet d'un consensus.

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