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Economie maritime
Total a envoyé des spécialistes examiner la plate-forme d'Elgin
le 05 Avril 2012

AFP/Jonathan Nackstrand
AFP/Jonathan Nackstrand

Total est parvenu à envoyer une équipe de spécialistes des situations de crise vers sa plate-forme d'Elgin, en mer du Nord. Ceux-ci doivent examiner la fuite de gaz et trouver des solutions pour l'arrêter.

Selon un porte-parole de Total, un hélicoptère a décollé d'Aberdeen en milieu de matinée, ce jeudi 5 avril 2012, « afin de permettre à une équipe spécialisée d'effectuer une mission de reconnaissance de la plate-forme de puits d'Elgin ainsi que du puits G4, si les conditions de sécurité le permettent ». L'opération n'avait pas pu être réalisée plus tôt en raison des mauvaises conditions météo. Ces huit spécialistes vont devoir agir, a précisé le porte-parole, "avec une extrême prudence". Total a expliqué, en début de semaine, que la mission de reconnaissance visait à déterminer s'il était possible de mettre fin à la fuite en injectant de la boue dans le puits et si d'autres mesures étaient nécessaires. Le groupe évalue à 2,5 millions de dollars (deux millions d'euros environ), le coût quotidien de la fuite.

Une autre option, étudiée en parallèle, consisterait à creuser deux puits de dérivation jusqu'à la poche de gaz à l'origine de la fuite à 4.000 mètres sous les fonds marins, ce qui pourrait prendre six mois. Selon le groupe, le forage des puits de dérivation porterait la facture quotidienne globale à 3 millions de dollars. La fuite a été décelée le 25 mars dernier. Elle envoie chaque jour dans l'atmosphère quelque 200.000 mètres cube de gaz naturel. Elle est apparue à la suite d'une augmentation de la pression dans un puits dont la production avait été arrêtée en 2011 et qui avait été partiellement bouché.

Total a précisé que deux bateaux de lutte anti-incendie restaient en attente à l'extérieur de la zone d'exclusion de deux milles (3,7 kilomètres) autour de la plate-forme. Greenpeace qui s'est rendue à la limite de la zone d'exclusion en début de semaine, y effectuant des prélèvements, a constaté « qu'une nappe huileuse s'étendait sur l'eau, probablement de gaz à condensat, un hydrocarbure léger ». Selon l'association écologique, « deux cent mille m3 de gaz s'échapperaient encore chaque jour de la plate-forme, principalement du méthane, vingt fois plus dangereux pour le climat que le CO2 ». 


Pour aller plus loin : Questions sur la sécurité des plates-formes offshore.

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