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Economie maritime
La pêche au thon rouge sous surveillance
le 23 Mai 2012

Le patrouilleur hauturier, l'Adroit, de la Marine nationale française (Photo Marine nationale)
Le patrouilleur hauturier, l'Adroit, de la Marine nationale française (Photo Marine nationale)

La campagne de pêche au thon rouge a commencé en Méditerranée. Neuf thoniers senneurs français y participent cette année. Très prisé pour les sushis, le thon rouge est aujourd'hui considéré comme l'une des espèces de poissons les plus en danger. Fort de cet enjeu, le patrouilleur hauturier de la Marine nationale française, l'Adroit, a été déployé pour une mission de controle de tous les navires disposant d'un quota de pêche au thon rouge pour l'année 2012. L'équipage du batîment, optimisé pour cette mission, a été renforcé par des contrôleurs européens - français, italien et espagnol - et par un technicien australien.

La France n'est pas la seule engagée dans la surveillance de cette pêche sensible qui va mobiliser, jusqu'à la fin de l'année, des moyens (terrestres, aériens, et maritimes) maltais, italiens, chypriotes, espagnols et grecs. Tous ces moyens sont coordonnés avec ceux de l'Adroit qui va notamment travailler avec un avion de surveillance maritime "Falcon 50" de la base aéronavale de Lann Bihoué. Pour la deuxième année consécutive, un système de camera stéréoscopique sera mis en oeuvre à partir du patrouilleur de la Marine nationale pour le comptage et l'évaluation du poids des thons capturés permettant de s'assurer du respect des quotas de pêche. Le quota de thon rouge alloué à la France en 2012 est de 949 tonnes. La coordination des moyens est assurée, pour la France, par le nouveau Centre National de Surveillance des Pêches (CNSP) dépendant du Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) d'Etel, dans le Morbihan. Greenpeace qui accuse l'industrie du thon de menacer d'extinction certaines espèces de ce poisson, réclame également la fin des méthodes de pêche non sélectives qui capturent accidentellement tortues, dauphins ou requins. Selon l'ONG, les populations de thon pourraient se renouveler si elle bénéficiaient d'une protection adéquate. Greenpeace exige aussi l'interdiction des dispositifs attirant les poissons vers des sortes de filets géants qui capturent 10% d'espèces, autres que le thon. L'industrie du thon, des bateaux-usines aux supermarchés, assure avoir conscience du problème de la réduction des stocks et dit respecter les quotas limitant les prises aux poissons arrivés à maturité dans des eaux où les populations sont abondantes. Le thon rouge est dans certains pays, et particulièrement au Japon, un produit de luxe. En janvier 2012, un thon rouge de 269 kilos a été adjugé au prix record de 565.000 euros lors de la première vente aux enchères de l'année au marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo, le plus grand du monde.

La mobilisation de Greenpeace pour la protection du thon rouge :
http://www.greenpeace.fr/thon-rouge/mobilisation

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