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Entretien avec Thierry Mariani, Représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan
le 27 Décembre 2009

Entretien avec Thierry Mariani, Représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan
Entretien avec Thierry Mariani, Représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan

Thierry Mariani, député (UMP) du Vaucluse et vice-président de la Commission des Affaires européennes, a pris la succession, en juillet dernier, de Pierre Lellouche sur le dossier afghan. Membre de groupes d’amitié, à l’Assemblée nationale, avec différents pays d’Asie centrale, il connaît bien cette région du monde. Il a accordé une interview à la revue Marine au retour d’un récent voyage en Afghanistan.

Quel est précisément le rôle du Représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan ?

Mise en place par le Président de la République en février 2009, cette fonction de Représentant spécial permet de mieux coordonner les actions menées par la France en Afghanistan, en y intégrant une dimension régionale par un dialogue et des actions avec le voisin pakistanais et les pays d’Asie centrale, riverains de l’Afghanistan. Pour la première fois une équipe interministérielle, que j’anime, peut donc intégrer l'ensemble des acteurs afin de mettre en cohérence l’approche globale voulue par la France et par nos alliés. De nombreux pays, dont la Chine et la Russie, ont également désigné un représentant spécial. Cela a contribué à créer un groupe de contact qui par ses réunions régulières et ses propositions, permet de mettre en synergie l’ensemble des acteurs internationaux que cette crise mobilise.

Vous rentrez d’Afghanistan, quel est votre sentiment sur la situation militaire et sécuritaire ?

La situation en Afghanistan est difficile mais les progrès sont réels. Dans la zone d’action des troupes françaises elle est contrastée. La zone de Kaboul, qui était sous la responsabilité de la France a été transférée aux autorités afghanes, montrant en cela la voie de ce qui doit être accompli sur tout le territoire. Le district de Surobi, à l’Est de Kaboul, où nous avons perdu dix hommes, il y a un an, est aujourd’hui un secteur beaucoup plus calme, dans lequel nous réussissons à mettre en oeuvre de vrais projets de développement, principalement ruraux. En Kapisa, un peu plus au Nord, la situation sécuritaire est plus complexe, néanmoins nous y menons, conjointement avec la sécurisation, des actions de développement très importantes, sans lesquelles notre effort militaire serait vain.

Dans un article publié cet été par Libération, le chef de corps du 3e Rima engagé en Kapisa disait : «La population ne nous aime pas. Dans certains villages, elle nous hait.» À l’inverse, dans une longue tribune signée dans le Figaro avant l’été, le chef de corps du 27e BCA expliquait les progrès réalisés tant sur le plan militaire que dans la relation avec la population. Où est la vérité ?

La vérité est dans la patience et la détermination. La situation en Kapisa n’est pas linéaire, elle peut être liée à l’actualité. Au cours de l’hiver, des progrès indéniables ont été réalisés. La période électorale a, cet été, favorisé une certaine recrudescence d’ac - tes hostiles à notre égard. Néanmoins, malgré ces aléas, le travail de fond qu’effectuent nos soldats va dans le bon sens et leurs efforts, associés aux actions civiles que nous mettons en oeuvre, aboutiront à des progrès substantiels. En outre, le changement de stratégie voulu aujourd’hui par le général McChrystal va nécessairement engendrer des modifications dans la perception qu’ont les Afghans de la présence des troupes de la coalition sur le terrain en modifiant les comportements de certains contingents qui jettent parfois le discrédit sur l’ensemble des troupes déployées.

Un travail important est réalisé par les armées occidentales en matière d’infrastructures (santé, éducation…). Quel en est le bilan aujourd’hui?

Tout d’abord je tiens à préciser que la majeure partie des actions de développement que nous menons n’est pas uniquement l’oeuvre des militaires. Grâce à une aide civile dont le montant a plus que doublé en 2009, nous pouvons compléter efficacement l’action de la force par la mise en place de projets viables et concrets. Orientée principalement vers le secteur agricole en Surobi et Kapisa, elle se traduit par la fourniture de semences, l’aménagement de systèmes d’irrigation ou encore la construction de celliers de stockage pour les denrées périssables. Ces projets sont complétés par la poursuite de l’action de la France en terme de formation des forces de sécurité (armée, police, unités de lutte antidrogue) et, bien sûr, d’aide en matière d’éducation via les lycées Istiqlal et Malalaï à Kaboul. Toutes ces actions montrent que la seule option militaire n’est pas la solution au problème afghan. C’est bien là le coeur de la stratégie adoptée par la coalition, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, lors du sommet de Bucarest.

Quel est l’état d’esprit des soldats français? Comment se sont-ils adaptés au terrain et au pays?

J’ai rencontré en Afghanistan des militaires persuadés du bien fondé de leur action et déterminés dans l’accomplissement de leur mission. En cherchant à établir le plus de contacts possibles avec la population, en observant une attitude la moins agressive possible vis à vis des habitants ils exécutent la mission dans la lettre mais aussi dans l’esprit. La préparation des forces, en amont, participe d’ailleurs de cette bonne «acclimatation» de nos soldats sur le terrain. Sans être spécialiste de la chose militaire, je peux affirmer que nos soldats sont parfaitement en phase avec leur mission.

Sont-ils désormais bien équipés?

Pourvue de drones et d’hélicoptères favorisant le renseignement, protégée par des équipements individuels renouvelés, appuyée par des moyens plus robustes (artillerie, gé - nie), la force travaille aujourd’hui dans des conditions optimales, que les armées s’emploient à faire évoluer en temps réel. En outre, et cela n’est pas neutre pour nos soldats, un effort conséquent a été fourni pour améliorer les conditions de vie au quotidien. Ainsi, le lien avec les familles grâce à la mise en place de moyens téléphoniques ou Internet, est aujourd’hui mieux pris en compte. Le moral est donc au rendez-vous, et croyez-moi, cela impacte fortement la capacité opérationnelle de nos soldats. Parallèlement, nos matériels parfois assez anciens mais parfaitement résistants, servent notre efficacité. Ce n’est pas là le moindre des paradoxes de notre action.

Il y a un an, dix d’entre eux trouvaient la mort dans une embuscade dans la vallée d’Uzbin. Quel enseignement a-t-il été tiré de cet événement?

Cet événement dramatique que nous gardons tous en mémoire a révélé au plus grand nombre les conditions difficiles de notre intervention en Afghanistan. Il est devenu clair que dans cette zone les insurgés nous observaient, s’adaptaient, attendaient l’occasion de nous frapper. De cet affrontement des volontés, les armées ont tiré l’enseignement principal qu’il leur faut, en permanence, s’adapter aux changements de modes opératoires de l’adversaire. D’un point de vue plus général, je crois aussi que cette prise de conscience douloureuse a montré toute l’importance de notre engagement pour aider ce pays à sortir de trente ans de conflit. Elle a aussi montré à nos compatriotes que nos soldats ont besoin du soutien de la nation. Sur le plan psychologique et technique, l’embuscade d’Uzbin a été un tournant provoqué par les insurgés auquel nos militaires ont réagi avec courage et pragmatisme.

Les Forces spéciales françaises n’ont pas été réengagées en Afghanistan. Leur retour est-il envisagé?

Constatant la collaboration étroite qui existe entre l’armée américaine et les Forces spéciales italiennes et polonaises notamment, certains officiers en France redoutent en effet un risque de perte de savoir-faire à n’être pas présent sur le terrain. L’effort militaire voulu par Nicolas Sarkozy est aujourd’hui fixé à 3750 militaires engagés en Asie centrale et en océan Indien dans les opérations en Afghanistan. Une fois cet impératif fixé, c’est aux armées de définir les moyens nécessaires pour accomplir la mission reçue. Aujourd’hui, le dispositif évolue vers une meilleure cohérence géographique en se déployant, à partir du 1er novembre, quasi exclusivement dans les zones de Surobi et Kapisa, à l’Est de Kaboul. Ce transfert géographique n’est à ce jour pas assorti d’un changement de nature des forces engagées sur le terrain. Il appartient aux armées de définir leurs continbesoins et de juger de l’opportunité, ou non, de réajuster ceux-ci le cas échéant.

Le combat mené en Afghanistan est-il le bon combat ?

Quel objectif poursuiton là-bas et quelle serait la situation si l’on n’y était pas ? Je crois tout d’abord qu’il faut replacer les choses dans leur contexte. En 2001, lorsque Jacques Chirac et Lionel Jospin ont décidé d’associer la France à l’intervention dans ce pays, l’Afghanistan était un champ de ruines. Les Talibans faisaient régner la terreur et offraient un refuge sûr aux mouvements terroristes les plus radicaux. Aujourd’hui notre intervention, qui je le rappelle est légitimée par la résolution 1390 de l’Onu confiant à l’Otan la charge de cette mission, poursuit un seul et unique but : faire de l’Afghanistan un pays maître de son destin. Pour cela il stabilité réelle et des institutions solides. En redressant ce pays, c’est aussi toute une région que nous stabiliserons, région faut-il le rappeler qui englobe le Pakistan et l’Iran, pays potentiellement «crisogènes». Enfin, je crois utile d’ajouter qu’aux pieds de l’Hindu Kush, se joue aussi notre propre sécurité, car en empêchant le retour d’un sanctuaire pour les mouvements terroristes nous garantissons la sécurité de nos concitoyens.

Entretien avec Thierry Mariani, Représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan
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Vous êtes un proche du président Sarkozy, comment percevez-vous sa détermination sur ce dossier afghan?

La détermination de Nicolas Sarkozy, sur ce sujet, est totale, j’oserai même dire qu’elle est profonde. Lors - que l’on évoque le dossier afghan avec le Président de la République, on sent tout de suite son intime conviction. Le président est résolu à ce que nous réussissions sur ce dossier. Il sait que la France et la communauté internationale en ont les moyens. Il en a, pour sa part, la volonté.

Que répondez-vous à ceux pour qui la guerre ne peut pas être gagnée en Afghanistan?

Vous savez, je crois que la victoire en Afghanistan est justement une question de volonté et de détermination comme le suggère votre question précédente. Le combat juste que nous avons engagé dans ce pays est exigeant. Il réclame des efforts militaires mais aussi un investissement de long terme pour apporter le développement et la sécurité. Cet investissement, ces efforts, nous sommes résolus à les mener à bien. Il ne s’agit pas là, on le voit bien, de gagner une guerre au sens classique du terme en rayant de la carte telle ou telle faction. Il s’agit de procurer aux populations des conditions de vie qui s’améliorent. Le retour à une vie économique et sociale correcte ainsi que l’accès aux soins et à l’éducation, le tout dans des conditions de sécurité satisfaisantes, seront la clé de notre succès. C’est ainsi, et seulement ainsi qu’il faut comprendre la lutte engagée.

Pour reprendre une expression du général Cann, ancien chef de corps du 8e RPIMa, sur l’engagement des Français au Sud-Liban en… 1978-1979 : l’instrument est-il adapté à l’ouvrage?

Quelle méthode la France préconise-t-elle en Afghanistan? La stratégie que nous mettons en oeuvre s’appuie sur les quatre principes édictés par l’Otan, au sommet de Bucarest en 2008. On les doit au président Sarkozy qui a voulu que l’action de la coalition s’inscrive dans une perspective globale. Ces quatre piliers sont les suivants : «Afghanisation », gestion régionale de la crise, approche globale mettant en synergie action civile et action militaire et enfin engagement dans la durée. Comme vous le voyez, cette stratégie prendra du temps, et nécessitera un effort combiné entre action civile et action militaire. C’est d’ailleurs tout le sens de mon action à la tête de l’équipe interministérielle qui est une structure de coordination pour tous les intervenants qui ont partie liée avec ce dossier : Défense, Affaires étrangères, Agence Française pour le Développement, Intérieur, Finan ces… croyezmoi, la création d’une telle structure en France est une révolution. Pour la première fois les instruments sont rassemblés dans une même harmonie, laquelle est jouée sous la direction d’un unique chef d’orchestre. C’est un progrès notable par rapport à ce qu’a pu connaître le général Cann au Sud- Liban entre 1978 et 1979.

Percevez-vous chez vos homologues étrangers représentant les différents pays engagés sur le terrain une réelle détermination politique à rester sur place jusqu’à ce que le «job», comme disent les Américains, soit fait?

La force et la faiblesse des démocraties résident dans la sensibilité des opinions publiques, nul n’y échappe. Les principaux responsables des pays de la coalition le savent comme vous et moi, pourtant je sais qu’ils ont la détermination et la volonté de mener à bien le «job» comme vous dites. Les responsables doivent donc se livrer à un travail inlassable d’explication pour que les efforts soient poursuivis. Ceci est vrai en France mais aussi en Grande-Bretagne ou en Allemagne. Nous devons donc continuer à sensibiliser nos compatriotes sur l’importance du travail que nous faisons en Afghanistan et leur expliquer que c’est aussi l’honneur des démocraties que de se battre pour le respect de certaines valeurs, telles que la liberté, la condition des femmes ou encore la sécurité de toute une région dont nous savons qu’elle a un impact direct sur notre propre sécurité.

L’administration Obama hésite à répondre à la demande de renforts du général McChrystal. La France pourrait-elle, de son côté, augmenter son contingent?

Je ne sais à l’heure ou je vous parle, ce que sera la décision de l’administration américaine. Le Président de la République s’est exprimé sur ce sujet et a été très clair. La France ne renforcera pas sa présence militaire en Afghanistan. Je dois vous signaler que si certains de nos alliés annoncent des renforcements, c’est aussi parce que ceux-ci n’avaient pas eu lieu précédemment. De notre côté, nous avons fait un effort significatif à l’été 2008. En outre, nous donnons aujourd’hui une cohérence d’ensemble à notre action qui nécessite plus d’investissement civil que militaire. Il convient donc de s’attacher à ces efforts civils, c’est là encore tout le sens de ma mission.

Le nouveau secrétaire général de l’Otan, M. Rasmussen, demande l’envoi de formateurs et de ressources supplémentaires pour monter en puissance dans la formation de l’armée et de la police afghane. La France pourrait-elle répondre à cette demande?

C’est déjà le cas. La France est en train de mettre en place un contingent de 150 gendarmes qui seront employés soit en appui des policiers afghans sur le terrain en Kapisa et Surobi, soit en tant que formateur des officiers et sous- officiers de la police afghane. Depuis le lancement de la formation de l’armée afghane en 2002, nous y participons pleinement, selon le même schéma que pour la police: tutorat d’unités sur le terrain, et formation de cadres dans les écoles. Nous sommes d’ailleurs un important contributeur et si un effort supplémentaire est à fournir, il nous faudra l’étudier en partenariat avec nos alliés. Je crois utile d’ajouter que le déploiement de nos gendarmes doit très rapidement basculer sous responsabilité européenne, dans le cadre de la Force de gendarmerie européenne. Comme vous le voyez ces décisions

Entretien avec Thierry Mariani, Représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan
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M. Rasmussen a demandé à la Turquie d’engager des troupes combattantes sur le terrain estimant qu’il pourrait être symbolique pour les Afghans de voir des soldats musulmans «au contact». Qu’en pensez-vous?

Comme d’autres pays musulmans qui contribuent à l’effort commun, je pense à l’Azerbaïdjan, à la Jordanie ou aux Émirats arabes unis, la Turquie joue déjà un rôle important. J’en veux pour preuve d’ail leurs que ce pays assume depuis le 1er novembre le commandement de la région de Kaboul. Mais vous avez raison de souligner l’aspect particulier que revêt la participation de la Turquie. Il faut bien comprendre que notre combat n’est pas une croisade à l’encontre de l’Islam. En Afghanistan c’est le fondamentalis me, c’est l’extrémisme, c’est l’intolérance que nous combattons, en aucun cas l’Islam. La Turquie, et c’est la volonté de toute la communauté internationale, peut dans ce cadre jouer un rôle moteur, en montrant à tous les musulmans que l’Islam n’est pas ce que veulent en montrer les Talibans. En Afghanistan, nous ne sommes pas dans un conflit de civilisation, nous sommes simplement en lutte contre l’obscurantisme et pour le développement d’un pays qui n’a que trop souffert des idéologies, politiques ou religieuses.

Quel est votre sentiment sur les dernières élections présidentielles?

D’un point de vue sécuritaire, le bilan est positif. Les élections ont eu lieu malgré la volonté affichée des insurgés d’en empêcher la tenue. Ils avaient annoncé des actions spectaculaires qui n’ont pas eu lieu. La seu - le tenue des élections est pour eux un revers. Le deuxième tour est aujourd’hui annoncé. Je souhaite qu’il puisse avoir lieu dans des conditions optimales de sécurité et qu’il donne à l’Afghanistan un gouvernement déterminé à faire en sorte que les afghans puissent se prendre en main et que les populations puissent enfin connaître la paix et le développement économique.

Pour nombre d’observateurs, l’un des problèmes en Afghanistan réside dans la corruption régnant au plus haut niveau de l’État. Les occidentaux ont-ils la volonté et la possibilité d’influer sur cela?

Notre volonté sur ce point est totale. Nous savons que l’on ne peut avoir confiance dans les autorités de son pays que lorsqu’elles affichent une transparence et une probité exemplaire. Ce qui est vrai chez nous l’est aussi pour la population afghane. Une fois que le gouvernement sorti des urnes sera mis en place nous comptons agir avec fermeté afin de lier nos actions et nos aides à une exemplarité de fait. Notre but est d’ailleurs simple : nous faisons en sorte que la totalité de nos aides arrivent jusqu’à la population afghane qui est le véritable enjeu de notre action pour ce pays.

Avez-vous des contacts avec les autorités pakistanaises?

Comment percevezvous leur engagement dans la lutte contre les talibans qui bénéficient encore aujourd’hui, dans les zones tribales, d’un espace de repli et de refuge? Bien sûr, tout comme le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères, j’entretiens avec le Pakistan des relations régulières.. La lutte entreprise par les autorités pakistanaises à l’encontre des mouvements extrémistes, en vallée de Swat au printemps et aujourd’hui au Sud Waziristân va dans le bon sens. La France soutient le Pakistan dans cette lutte difficile et n’a de cesse d’encourager cet allié à lutter contre tous les extrémistes armés. Cet effort doit bien sûr être poursuivi. C’est bien le sens des démarches que la France mène vis-à-vis des autorités pakistanaises.

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