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Le programme Barracuda, un programme de six nouveaux sous-marins nucléaires d'attaque, vital pour la Marine française
le 01 Décembre 2012

L'inauguration, le 28 novembre dernier, de la plateforme d'intégration du système de combat du sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Suffren - première unité de la nouvelle série de SNA de type Barracuda destinée à remplacer entre 2017 et 2027 les SNA de type Rubis "en version Amethyste" actuellement en service dans la marine nationale française - marque l'avancement de ce programme très important pour la Marine qui prévoit la construction de six nouveaux batiments dotés notamment du missile de croisière naval (MdCN).

Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il engendre toutes les actions de contrôle/commande destinées à la mise en œuvre des armes en temps réel. Cette inauguration marque le passage de la phase de conception à celle de l'intégration fonctionnelle, c'est-à-dire à l'assemblage de l'ensemble des matériels et logiciels du système de combat sur une plateforme à terre. Celle-ci va permettre, pendant les trois ans à venir, de tester et de vérifier l'ensemble des fonctionnalités du système de combat avant leur embarquement sur le sous-marin. Cette mise au point sur plateforme à terre par les équipes de DCNS constitue un gain de temps précieux lors de l'intégration sur le sous-marin, limitant ensuite la durée des essais à bord.

Le système de combat des SNA Barracuda bénéficie de nombreuses innovations : une détection sous-marine issue des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), un mât optronique remplaçant les périscopes classiques (optiques), une capacité d'emport d'armes doublée par rapport aux SNA de type Rubis, un CMS (Combat Management System) intégrant l'ensemble des capacités de veille au- dessus et au-dessous de la surface de la mer.

Les Barracuda assureront des missions aussi différentes que la collecte du renseignement, les opérations spéciales (avec déploiement de commandos), la lutte contre les navires de surface et la lutte anti-sous-marine, les frappes en direction de la terre, ainsi que la participation à des opérations interarmées, chaque fois que son interopérabilité et ses capacités associées (discrétion des communications, liaisons de données tactiques, etc.) seront requises. Outre le missile de croisère naval, le Barracuda aura la capacité de mettre en œuvre les futures torpilles lourdes F21 et les missiles antinavires SM39.

La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié, en décembre 2006, le marché global de réalisation du programme Barracuda à DCNS, maître d'œuvre d'ensemble du navire, et à AREVA TA, maître d'œuvre de la chaufferie nucléaire embarquée. La tranche ferme du marché porte sur le développement et la réalisation du Suffren, le premier sous-marin de la série de six. Le contrat comprend également le maintien en condition opérationnelle des sous-marins dans leurs premières années de service. Les deux tranches conditionnelles affermies par la DGA, en 2009 et 2011, portent sur la réalisation des deuxième et troisième de la série, le Duguay-Trouin et le Tourville.

Le programme Barracuda, l'un des plus importants pour le renouvellement des forces navales françaises, occupe une place majeure dans le plan industriel de DCNS. Il devrait mobiliser les équipes et les moyens industriels du groupe jusqu'en 2027. 

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