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MBDA et Marine nationale, une relation de confiance éprouvée
le 01 Novembre 2010

MBDA et Marine nationale, une relation de confiance éprouvée
MBDA et Marine nationale, une relation de confiance éprouvée

«MBDA et la Marine, explique-t-on dans les coursives de l’industriel, sont épaule contre épaule pour pousser l'équipe de France dans la mêlée de la puissance. » Au-delà de la symbolique rugbystique, le secret de cette relation privilégiée entre le missilier français et la Royale réside dans un mot : exigence. Explications.

Le M de MBDA vient de l’héritage de Matra et de MBD, mais il vaut aussi assurément pour Marine tant les liens tissés entre la société et la Marine nationale sont forts. La Marine nationale, toujours à la recherche de performance au combat de ses plates-formes, est exigeante en matière d’armement. Les nouvelles doctrines militaires sont centrées sur les effets à obtenir, qui dépendent moins des plates-formes que de leurs systèmes de combat et de la performance de leurs armes. La Marine s’est de fait toujours attachée à développer et à entretenir la performance de ses systèmes de combat et notamment de ses missiles, qu’il s’agisse d’action ou de protection. Pour MBDA, l’exigence de l’utilisateur opérationnel c’est l’aiguillon de la performance. Non seulement en termes de supériorité au combat mais également dans bien d’autres domaines comme la fiabilité et l’évolutivité dans la durée, l’ouverture des systèmes vers les réseaux dans lesquels ils s’intègrent ou encore la tenue des délais et des coûts. Fort d’une longue expérience commune autour de systèmes éprouvés et emblématiques comme celui de la famille Exocet, MBDA vient de mettre au point le redoutable ASMPA, le système PAAMS et sa munition Aster et développe le futur missile de croisière naval. Ces programmes sont majeurs pour la société comme pour la Marine.

Des programmes éprouvés et évolutifs

La famille Exocet

Ayant toujours bénéficié d’un fort soutien de la Marine nationale, la famille Exocet est plus que jamais un atout essentiel pour réaliser la mission antinavire. Au-delà des standards déjà en service, elle a connu de nouvelles évolutions. La première concerne le MM40 dans sa version B3. Cette version à portée allongée, grâce à l’emploi du turboréacteur, a été tirée avec succès en mars 2010 depuis le Chevalier Paul. Les premières livraisons de série sont programmées pour la fin de l’année 2010 en transformant des munitions MM40B2 en MM40B3. L’AM39 a de son côté été rénové pour garantir la compatibilité de ses équipements avec le Rafale. Cette nouvelle version dénommée AM39B2M2 sera livrée à compter de mi-2011. Le SM39 enfin, bénéficie également d’une mise à niveau de ses équipements pour emploi sur le Barracuda. Lancé fin 2009, le programme de développement de la version B2M2 pérennisera la mission anti-navire, depuis les plates-formes sous-marines, au-delà de 2030. Au total, l’ensemble des membres de la famille Exocet bénéficie de l’évolution des dernières technologies numériques. Il ne reste plus qu’à entreprendre une ultime évolution : celle de l’autodirecteur.

Les programmes récents ou en développement

ASMPA, SCALP-EG, MDCN

Lancé en 2000, le programme ASMPA est désormais dans sa phase de production. Ayant été déclaré opérationnel sous M2000N K3 et sous Rafale F3 par l’Armée de l’Air en 2010, le système ASMPA bénéficie des dernières vérifications avant sa mise en service opérationnelle à bord du porte-avions Charles de Gaulle. L’ensemble des éléments composant le système (vecteurs, moyens de mise en oeuvre, préparation de mission) est maintenant disponible et permettra à la Marine de contribuer à la mission de dissuasion aéroportée. Le missile Scalp-EG est opérationnel sur le RafaleMarine depuis 2009. Il est l’instrument de projection de puissance permettant aux Rafale de la Marine d’effectuer des frappes dans la profondeur depuis le porte-avions. Développé en coopération avec le Royaume-Uni, des études franco-britanniques ont été lancées pour étudier les améliorations de capacités à ajouter lors de la mi-vie du système. Reprenant les principaux concepts du Salp-EG, le programme de missiles de croisière naval MDCN a été lancé fin 2006. Destiné à être tiré verticalement depuis les FREMM et horizontalement depuis le Barracuda, ce missile dont le premier tir guidé complet a été réussi en mai 2010 au centre DGA-EM, sera produit à partir de 2013 à 200 exemplaires. Avec le MDCN, la Marine possèdera une capacité unique en Europe et pourra tenir son rang dans les futures coalitions mettant en oeuvre des systèmes d’armes longue portée d’attaque très précise vers la terre.

Défense aérienne

Le PAAMS

La Marine Française dispose actuellement de deux frégates de défense antiaérienne de type Horizon : le Forbin et le Chevalier Paul. Datant des années 90, le projet Horizon a initialement rassemblé la France, l’Italie et la Grande-Bretagne autour d’un même système d’armes, le PAAMS (Principal Anti Air Missile System) – «Sea Viper » pour les Britanniques – conçu pour la mise en oeuvre du missile Aster 30 de MBDA afin d’assurer la défense aérienne de zone et la protection d’un groupe aéronaval. Équipées d’un radar de conduite de tir multifonction tridimensionnel, l’empar, les frégates Horizon peuvent embarquer jusqu’à 48 missiles Aster. Ces missiles, capables de contrer des missiles assaillants très rapides, manoeuvrant à vol rasant et à fort piqué final, sont dotés d’un autodirecteur leur permettant de traquer leur cible en toute autonomie. Ce système confère aux frégates une remarquable capacité de protection contre tout type de menace aérienne. Il est de plus capable d’évoluer, permettant par exemple d’envisager d’étendre la protection à l’interception de missiles balistiques de théâtre.

L’antinavire léger

Vecteur d’une coopération franco-britannique

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Un séminaire franco-britannique auquel participaient les services officiels et les marines des deux nations, ainsi que MBDA, a permis, en avril 2008, de confirmer une large convergence des besoins dans le domaine du système de missile antinavire léger. En conclusion, il a recommandé le lancement de travaux communs sur le sujet. Un programme de réduction de risque (dit «FASGW (H)/ANL Assessment Phase» ou Phase d’évaluation), objet d’un mémorandum d’entente entre les deux pays, a ainsi commencé en avril 2009. La première phase de travaux système de la Phase d’évaluation a permis de concevoir une solution missile unique déclinant les besoins militaires des deux Marines. Ceci permet de conduire, d’ici la fin juin 2011, les travaux de démonstration des performances systèmes et de fonctionnement des sous-ensembles critiques. L’intégration aux plates-formes opérationnelles (hélicoptères Panther, NH90 et Lynx Wildcat) est d’ores et déjà prise en compte, conjointement avec Eurocopter et AgustaWestland. Tous les jalons du programme ont été franchis conformément au calendrier de travail. Les nations ont initié les discussions avec MBDA pour la suite des travaux. Le développement en commun du FASGW/ ANL est, en effet, un des programmes piliers de l’approche «One MBDA», c’est-àdire de la coopération franco-britannique dans le domaine des missiles, et au-delà, en termes d’équipement de défense. Il constitue, en effet, l’opportunité la plus proche de lancer un nouveau programme franco-britannique de missile à la suite des coopérations Aster, Scalp et Meteor.

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