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Les frégates Horizon
le 04 Janvier 2010

Les frégates Horizon
Les frégates Horizon

La frégate de défense aérienne Chevalier Paul, sistership du Forbin, a été livrée à la Marine nationale en décembre 2009. Appelés à évoluer dans des zones à forte menace, ces bâtiments sont à la pointe de la technologie.

Au début des années 1990, la France, l’Italie et la Grande- Bretagne réfléchissent au remplacement de leurs frégates antiaériennes (pour la Marine nationale, le Suffren et le Duquesne). Un programme tripartite s’engage mais dès 1999, Londres se retire de la coopération sur la plate-forme afin de mener un projet répondant davantage à son besoin national : le destroyer T 45 type Daring. Elle maintient néanmoins sa participation dans le système de défense antiaérien PAAMS (Principal Anti Air Missile System). La maîtrise d’oeuvre du programme est confiée à un consortium francoitalien créé pour la circonstance baptisé Horizon SAS. Côté italien, les industriels sont Fincantieri et Finmeccanica, et côté français, DCNS. Les deux frégates italiennes, Andrea Doria et Caio Duilio, ont été réalisées aux chantiers de Riva Trigoso, près de Gênes, tandis que les unités françaises ont été assemblées à Lorient. C’est la première fois que des navires si complexes sont réalisés en coopération avec des différences d’équipements minimes.

Un bâtiment stratégique

La défense aérienne constitue la principale mission des frégates Horizon. Elle regroupe deux tâches distinctes : – la protection d’une force (aéronavale, amphibie, voire civile) contre les menaces aériennes que constituent les aéronefs et leurs systèmes d’armes, notamment les missiles antinavires supersoniques ; – le commandement et la coordination d’opérations aériennes menées à partir de la mer, y compris celles mettant en oeuvre des aéronefs relevant de l’armée de l’air ou de forces alliées. Le potentiel d’évolution des capacités de détection de ces navires, ainsi qu’une évolution éventuelle du missile Aster 30 – déjà décidée pour la version qui équipe les forces terrestres – pourrait leur conférer une capacité antibalistique au profit de troupes projetées sur un théâtre d’opérations ou au profit d’un État tiers dans le cadre d’accords de défense. Ces frégates peuvent enfin remplir des missions de nature très diverses : sécurisation d’une zone maritime, contrôle du trafic commercial, évacuation de ressortissants, recherche de renseignement...

Haute technologie

Le système de combat antiaérien PAAMS constitue, à lui seul, une avancée majeure. Il comprend 16 missiles Aster 15 et 32 missiles Aster 30, lancés verticalement par le système Sylver, un radar multifonction 3D EMPAR (conduite de tir) et un radar de veille 3D à longue portée. Il est complété par un système de guerre électronique très développé. Les Horizon sont également dotées d’importants moyens de protection anti-sous-marine (sonar de coque, torpilles légères MU90 et système de lutte anti-torpille) et d’un système anti-surface comprenant notamment 8 missiles MM40 block 3 portant à 180 km, deux canons de 76 mm et deux de 20 mm. Le Combat Management System (CMS), articulé autour d’une vingtaine de consoles, permet de traiter l’ensemble des informations. Ainsi équipées, les frégates Horizon peuvent assurer la défense aérienne dans une zone de 70 km de rayon. Conçues pour le combat, elles se caractérisent, dans la lignée des frégates La Fayette, par leur furtivité et leur capacité de survie (résistance aux avaries de combat, systèmes redondants et reconfigurables, etc.). L’automatisation accrue des différents systèmes permet d’optimiser la tâche des opérateurs et de réduire de 20 % l’équipage.

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