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Marines du Monde
La menace britannique
le 28 Décembre 2016
Le come-back d'Alex
Heureusement qu'Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) a les nerfs solides et une grande capacité à résister à la pression. Car la situation qui se profile devant ses étraves est du genre frustrante. Une cellule anticyclonique lui barre la route au large de l'Uruguay. Elle est si étendue qu'Armel ne pourra pas la contourner et n'aura d'autre choix que de s'y engager et de ralentir progressivement, en espérant en ressortir le premier… Alex Thomson (Hugo Boss) devrait lui aussi se faire piéger, mais plus tard que le leader. Et en attendant il continuera à avaler les milles à bonne allure et réduira donc l'écart. Armel devra prendre son mal en patience. Les deux hommes sont pour le moment les plus rapides de la flotte. Aujourd'hui à plus de 1000 milles des leaders, Jérémie Beyou (Maître CoQ) reste en embuscade. Il touchera un bon flux de Sud-Ouest et comblera lui aussi une partie de son retard.

Le cap Horn en ligne de mire pour Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) progresse en 4e position vers le cap Horn, qu'il franchira probablement demain dans la soirée. Avec moins d'une journée d'avance sur Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui naviguent quasiment bord à bord : moins d'un mille d'écart (pointage de 18h), après 52 jours de course et plus de 18 000 milles parcourus sur l'eau ! Leur écart latéral d'une dizaine de milles à peine laisse à penser qu'ils naviguent quasiment à vue. Ils ont en tout cas discuté par VHF. La savoureuse et instructive vidéo de leurs échanges vaut le détour…
Plus de 1000 milles derrière, Louis Burton (Bureau Vallée) prend ses aises le long de la Zone d'Exclusion Antarctique, qu'il rase depuis des jours à bonne allure.

Enda O'Coineen se déroute, Pieter Heerema reprend sa course
Suite à un certain nombre de problèmes techniques notamment avec son rail de grand-voile et son pilote automatique, l'Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) a décidé de mettre cap sur l'île Stewart située au Sud de la Nouvelle-Zélande, où il n'arrivera pas avant 24 heures... Il se mettra au mouillage et tentera de résoudre ses soucis techniques avant de reprendre sa course.
Bonne nouvelle en revanche pour le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back) qui navigue à nouveau vers l'Est, à une vitesse à deux chiffres. Il va pouvoir se lancer dans un duel avec Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) et pourquoi pas reprendre du terrain sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Didac Costa (One Planet One Ocean).

Soulagement pour Conrad Colman
« Franchement, j'ai eu peur de subir toute la férocité des mers du Sud mais j'ai gardé suffisamment de vitesse pour rester devant la tempête. J'ai évité le pire mais les conditions sont quand même toniques. C'est fantastique de naviguer dans les mers du Sud dans le gros temps. C'est ce que je suis venu chercher en participant au Vendée Globe. » Le Néo-Zélandais Conrad Colman est soulagé et heureux. Soulagé d'avoir évité le pire de la tempête, et heureux de naviguer dans des conditions malgré tout sportives, telles qu'il les aime. Conrad a profité de cette tempête pour bien creuser l'écart sur ses six poursuivants (Eric Bellion, Arnaud Boissières, Alan Roura, Fabrice Amedeo, Rich Wilson et Enda O'Coineen), relégués à un millier de milles. Conrad regarde aussi devant et part en chasse de Nandor Fa (8e sur Spirit of Hungary).


Stéphane Le Diraison et Paul Meilhat bientôt à bon port
Deux skippers qui ont dû abandonner le Vendée Globe vont bientôt ramener leur bateau à bon port. Après son avarie de vérin de quille, Paul Meilhat (SMA) s'est dérouté vers Papeete, en Polynésie. Il est tout proche de sa destination qu'il atteindra dans la soirée. Il va retrouver des membres de son équipe et évaluer les différentes options possibles pour la suite des événements. Repartira-t-il ou non hors course après avoir effectué les réparations ? On en saura plus dans les jours qui viennent… Quant à Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt), qui navigue sous gréement de fortune depuis son démâtage il y a onze jours, il devrait arriver à Melbourne dans la nuit de jeudi à vendredi.

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