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Vendée Globe, pas de trêve
le 01 Janvier 2017

Coup du sort pour Enda O'Coineen
Triste 1er janvier pour Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) qui a été victime d'un démâtage ce dimanche matin. A 9h30 (heure française), l'Irlandais a informé la Direction de Course de son démâtage. Joint peu après, Enda a raconté les circonstances de l'incident : « J'ai été un peu pris au dépourvu. J'étais dans 20-25 nœuds de brise et je suis tombé dans un vilain grain de 35 nœuds pile au moment où le pilote a sauté. J'ai raté un empannage. Le bateau est devenu incontrôlable. Le mât s'est cassé net au niveau du pont. Je devais choisir entre sauver le gréement et sauver la coque du bateau. J'ai privilégié la sécurité en larguant le gréement pour qu'il ne perce pas le bateau. Les choses se passaient très bien pour moi, j'étais en pleine forme. Mais je dois accepter cette situation. Ce type de navigation se fait sur le fil du rasoir… » Enda O'Coineen fait route au moteur à faible allure vers la Nouvelle-Zélande.

Pit-stop en Tasmanie pour Sébastien Destremau
Journée compliquée, dans une moindre mesure, pour Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) qui est resté bloqué dans une bulle sans vent. Frustrant… Mais la course continue pour lui ! Romain tentera de recoller à l'Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean). Derrière, Pieter Heerema (No Way Back) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) se rapprochent de la Tasmanie. Sébastien qui va s'arrêter en Tasmanie pour effectuer une grande vérification de son gréement avant de repartir en course. « Je devrais m'arrêter demain soir, non loin d'Hobart », dit-il. « Je vais faire un bon check du mât. Peut-être que je me fais des films et que tout va bien là-haut. Mais je veux en avoir le cœur net pour attaquer le Pacifique et la deuxième moitié de la course sereinement. »

Conditions diverses pour les six concurrents en Atlantique
Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) naviguent au près au large du Brésil. La navigation n'est pas très confortable, le bateau tape. Mais c'est le prix à payer pour aller chercher les alizés. Des alizés qui sont bien établis mais relativement faibles. Les deux leaders ont navigué toute la journée bâbord amures. Alex s'accroche remarquablement malgré la casse de son foil tribord qui l'empêche d'avoir une force anti dérive satisfaisante. Mais il concède inévitablement du terrain sur Armel, en attendant des jours meilleurs.
Toujours solidement installé sur le podium provisoire, Jérémie Beyou (Maître CoQ) navigue dans des conditions sportives en ce 1er janvier 2017. Il a été le plus rapide de la flotte ces dernières 24 heures. Jean-Pierre Dick (4e sur StMichel-Virbac) a choisi de temporiser au centre de cette même dépression pour éviter les vents les plus forts. Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) semblent apprécier leur navigation de concert. Une dizaine de milles les séparent au Nord-Est des Malouines. Il leur reste 6500 milles pour se départager.

Dix concurrents dans le Pacifique
Louis Burton (Bureau Vallée) devrait être le prochain concurrent à franchir le cap Horn et à quitter les mers du Sud. Il est ce soir à moins de 800 milles du but. Derrière lui, le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) tente de résister aux assauts du Néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui aligne de belles moyennes et fait une course remarquable à bord de son bateau lancé en 2005. Pour le groupe des cinq, pas de trêve pour la nouvelle année : Rich Wilson (Great American IV) subit déjà des grosses conditions et les quatre qui le précèdent (Eric Bellion, Arnaud Boissières, Alan Roura et Fabrice Amedeo) ne vont pas tarder à subir à leur tour la force des éléments. Au menu : des vents de 35-40 nœuds et une mer forte.

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