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Plongée
A la découverte de San Salvador of Bahamas
le 24 Juillet 2014

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Le ponton et les bateaux de plongée - Henri Eskenazi

On ne peut oublier l'arrivée à San Salvador, le soleil au zénith. Son survol est magique. La lumière aussi. Je revois encore cette petite terre surgir des flots, comme un doux réveil après un songe fabuleux. Sortie d'un conte aux instantanés poétiques, l'île apparaît simple et ravissante à la fois. Au beau milieu de l'océan, San Salvador scintille de couleurs exceptionnelles.

 

 

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En haut du phare - Henri Eskenazi

Depuis le phare de Dixon Hill, la vue sur l'île San Salvador est superbe. Du haut de ses vingt quatre mètres, je surplombe l'océan atlantique d'un côté et les étendues d'eau salée à l'ouest, vers l'intérieur. C'est l'un des derniers phares à kérosène. Quatre vingt marches permettent d'accéder au sommet où une énorme lentille éclaire de ses 400000 watts à plus de trente kilomètres. Son mécanisme doit être remonté toutes les quatre vingt dix minutes par l'un des deux gardiens qui se relaient, se plaisant à me conter son métier de manière fort sympathique.
Christophe Colomb, lorsqu'il y débarqua en 1492, écrivit à propos de San Salvador : « Même le chant des oiseaux est tel qu'un homme ne pourrait jamais souhaiter quitter cet endroit. »

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La plage de Columbus - Henri Eskenazi

Calme et feutrée, isolée et pacifique, cette île semble s'être figée il y a cinq cents ans avec son ciel souvent bleu, ses superbes plages de sable fin et ses eaux incroyablement claires. La mer y est d'une beauté particulière, un peu sauvage. La quiétude du lieu flatte mes yeux. San Salvador, royaume au soleil, c'est l'insouciance retrouvée grâce aux sourires des bahamiens, détendus et accueillants. On n'ose plus les quitter...

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Au rythme des Bahamas - Henri Eskenazi

Au sommet de ce phare donc, je sens bien qu'il est temps maintenant de faire un break. J'ai envie de crier pouce, j'arrête tout et ce n'est pas triste ! Je suis venu ici, en filant à l'anglaise, vers ces lieux tropicaux cernés de bandes de sable blanc pour y décoincer quelques bulles en rêvant d'un monde meilleur où le stress ne serait qu'un vieux souvenir, avec un bon dosage de folie et de raison.

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Notre transfert à l'hôtel - Henri Eskenazi

Bien sûr, nous sommes tous attachés à notre bien être quotidien et pourtant nous n'hésitons pas, dès que c'est possible, à partir loin de la pollution afin de respirer l'air pur des îles qui dégagent une trop discrète odeur de sel, de rester à contempler le coucher du soleil s'écrasant dans la mer et d'écouter le chant des vagues, et là, on aimerait que cela dure l'éternité.
Les lueurs à San Salvador suscitent quelques vibrations originales. Ses plages chaleureuses incitent à une douce mélancolie. Tout est fait pour s'y détendre. Et, quand le rêve devient réalité et que ces rivages inondés de soleil sont rafraîchis par les doux alizés, la mer clémente nous offre de très belles plongées avec des poissons aux multiples couleurs parmi des jardins de coraux magnifiques. Il serait dommage de ne pas en profiter.

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Terell, un des moniteurs sympathiques - Henri Eskenazi

Les tombants de « Pyramides » ou de « Cathédrale » confirment mes sentiments, partagés je l'espère par mes coéquipiers de palanquée Nicole et Michel. Les énormes éponges barriques et les gorgones géantes accroissent la théâtralité du vide vertigineux. Les canyons rivalisent avec les surplombs et les grottes où s'ébattent de nombreuses espèces de poissons. Quatre requins gris passent dans le bleu, assez curieux pour se laisser photographier, vous imaginez ? D'ailleurs, nous en verrons à chaque immersion.

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Un requin gris de récif - Henri Eskenazi

Les requins marteaux, eux, seront présents sur d'autres sites tels « Shangrilla » ou « Orbit Canyon » mais, peu importe le lieu car ils n'ont fait que passer, sans se soucier de nos bulles.
Le gros barracuda de « Téléphone Pole » est, par contre, peu pudique. Il s'expose à mon objectif de la tête à la queue, sans vergogne et sous le regard curieux d'une petite raie pastenague accompagnée d'une carange, probablement jalouse, qui ne la lâche pas d'une nageoire. Cette scène se déroule au milieu d'un immense banc de sable perforé des trous d'une centaine d'hétéro congres ?

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Eponge ou animal ? - Henri Eskenazi

Chemin faisant, je me retrouve sous notre magnifique trimaran à moteur pour commencer mon palier. Par hasard, je retrouve une stèle en bêton à moitié ensablée, le monument qui a été immergé en l'honneur de la découverte de San Salvador par Christophe Colomb. A ma dernière venue, il y a onze ans, il était déjà là. Comme si le temps s'était arrêté...

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Un diodon ou poisson ballon - Henri Eskenazi

A « North Pole Cave », je chemine avec mes amis dans un tunnel vertical pour en sortir vers une quarantaine de mètres. Plus loin sur le tombant, nous laissons l'entrée d'un autre passage à vingt huit mètres. Le « grand-angle » est ici, l'optique idéale pour réaliser quelques beaux clichés d'ambiance sous-marine caraïbe, d'autant plus que la visibilité est exceptionnelle.

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Une éponge ou un masque ? - Henri Eskenazi

Ce qui me frappe le plus à San Salvador, c'est le contraste entre la platitude, voire la monotonie du paysage terrestre et la richesse de l'architecture sous-marine très tourmentée et truffée de tombants, canyons, failles, surplombs, grottes et tunnels. Un véritable gruyère. Le tout recouvert de grosses éponges et de belles gorgones.

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Une éponge ou un sourire ? - Henri Eskenazi

Il n'y a pas véritablement de grands bancs de poissons ni de tous petits mais les tortues, les raies et les requins, sympathiques, viennent à notre rencontre tous les jours. De plus la faune, riche, évolue dans un décor très plaisant.
A « Sand Cliff », par exemple, quelques caranges m'accompagnent dans un véritable dédale de roches formant des recoins, donc des abris éventuels aux petits poissons contre leurs prédateurs potentiels.

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Une tortue - Henri Eskenazi

A « Great Cut », la faille part en biais à plus de soixante mètres jusqu'aux vaguelettes de sable blanc où de nombreux lutjans jaunes sont au rendez-vous, apparemment contents de nous retrouver car, très photogéniques. Un mérou de Nassau vient montrer son museau. Il est costaud le bougre. Il le paraît encore plus quand il baille devant mon objectif ! Je décide de stopper la descente à quarante mètres pour ne pas être trop pénalisé lors de la troisième plongée de nuit à « Runaway Ten », juste au pied de la piste d'atterrissage de l'aéroport. Pour sa première nocturne, mon binôme Elisabeth en a plein les yeux, presque éblouie par la densité du plancton. Partage.

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Un mérou de Nassau, gueule ouverte - Henri Eskenazi

Au lieu dit « Cable Crossing », j'observe pendant de longues minutes un Malacanthus plumieri (pour en savoir plus, consulter les très beaux ouvrages « Découvrir » de Steven Weinberg, chez Nathan), entrain de construire son nid avec méthode et acharnement. Il soulève des bouts de corail, des cailloux ou des restes de coquillages presque plus gros que lui, en les poussant avec sa tête ou en les portant dans sa bouche. Un véritable « Stakhanov » sous-marin.

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Face à face du plongeur avec un mérou - Henri Eskenazi

Sous la surface, l'eau est cristal. Lumières, couleurs et transparences sont de mise et la plage devient alors une belle parenthèse qui entoure cette île. Afin de ne point rompre avec la poésie de la plongée et de laisser, à mon seul regard, le doux plaisir de cette envoûtante contemplation, une mouette rieuse prend son bain à quelques mètres de moi. Bel instant que m'offre la nature avec une pointe d'humour. A San Salvador, pour les plongeurs épicuriens, respirer devient ainsi un plaisir. Ils peuvent écouter le silence, se tremper dans le bien être pour ensuite plonger dans le bonheur, après avoir traversé le bleu du ciel et flotté dans l'eau turquoise. Ici, je me surprends à regarder, goûter, sentir, écouter et toucher. Redécouvrir les sensations dans ce voyage des cinq sens. Mes yeux se mettent à saliver des bleus.

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Un iguane - Henri Eskenazi

Ma bouche écoute l'appel des fruits sucrés. Mes oreilles sentent la tiédeur du sable blanc monter jusqu'à elles. Mes doigts admirent la surface de l'eau qui s'offre à eux. Mon nez savoure les multiples mets. C'est bon, c'est beau ! Je m'offre alors totalement, sans dessus dessous, pour fondre de plaisir en abandonnant toute résistance. Le massage sur la plage m'aide en cela... « Le bonheur est dans l'âme ».
Remerciements particuliers à Jean-Paul, responsable de la base plongée, ainsi qu'à Susan pour son sourire omniprésent.

 

Informations pratiques

Les Bahamas = Archipel d'environ 700 îles et îlots représentant une surface totale de presque 14000 km2. 260000 habitants sont répartis sur les îles principales telles que Nassau ou Freeport. Depuis 1973, les Bahamas font partis du Commonwealth et sont indépendants.

San Salvador = Autrefois appelée « Guanahani » (l'île aux iguanes), par les indiens Lucayans, puis San Salvador, l'île du Saint Sauveur par les colons espagnols qui accompagnaient Christophe Colomb, elle fût rebaptisée « Watling Island » du nom du boucanier anglais qui y installa des plantations au XVIIème siècle. Ce n'est qu'en 1926 qu'elle reprend le nom de San Salvador. Actuellement, 1200 habitants peuplent cette île.

Situation : Dans l'archipel des Bahamas, sur la côte atlantique, à 320 kilomètres au sud-est de Nassau, par vol direct (un plus non négligeable), au départ de Paris-CDG en Airbus A330/200 et retour via Punta Cana en République Dominicaine.

Climat : Le Gulf Stream sur la côte occidentale et les alizés du sud-est font bénéficier San Salvador d'un climat particulièrement agréable avec des températures comprises entre 16 et 32°C, selon la saison. En été, il peut y avoir des pluies brèves et rafraîchissantes. La température de l'eau oscille entre 24°C, en hiver et 30°C, en été.

Visa : Pas de visa pour un séjour de moins de 3 mois. Passeport valide encore 6 mois après la date de retour avec billet à présenter.

Décalage horaire : -5 heures en été et -6 heures en hiver.

Monnaie : Le dollar bahamien qui a le même taux de change que le dollar américain. Les deux monnaies sont utilisées indifféremment. Euros et carte de crédits acceptés à l'hôtel.

Électricité : 120 volts (adaptateur pour prises américaines nécessaires).

Pourquoi y aller ?
Une trentaine de sites de plongée entre 10 et 60 minutes de trajet avec une profondeur comprises entre 5 et 40 mètres.
Caisson hyperbare et médecin sur place.
Belle visibilité.
Hôtel et club de plongée à 10 minutes de l'aéroport.

CONTACTS

« Seafari International »
Tél : 09 77 73 66 37
Web : www.seafari-int.com

« Club Med »
Tél : 0 810 810 810
Web : www.clubmed.fr

 

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