Selon le quotidien américain, la nappe s’étendait jeudi sur plus de 50 km2, au vu d’images satellite analysées par le cabinet spécialisé Orbital EOS, qui précise que « plus de 3.000 barils de pétrole » pourraient se trouver en mer.
L’origine de la marée noire, détectée deux mois après le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, n’est pas connue.
L’île de Kharg, située dans le nord du Golfe, est le principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90% du brut de la République islamique.
Fin mars, le président américain, Donald Trump, avait menacé « d’anéantir » l’île de Kharg si l’Iran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz à la navigation.
Des centaines de navires, dont des pétroliers, sont coincés dans le Golfe à la suite de ce blocage, doublé par un blocus américain des ports iraniens.
Selon le NYT, la nappe de pétrole dérivait jeudi vers le sud, en direction des eaux saoudiennes. Les médias iraniens n’en ont pas fait état, d’après la même source.
L’île de Kharg est une petite bande de terre broussailleuse située à environ 30 km des côtes iraniennes et à plus de 500 km du détroit d’Ormuz.
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