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Le président de la région Guadeloupe condamné à cinq ans d’inéligibilité pour détournements de fonds publics

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Paris (France), 30 sept 2026 (AFP) – Le président de la région Guadeloupe Ary Chalus a été condamné mercredi à deux ans d’emprisonnement avec sursis et cinq ans d’inéligibilité pour détournements de fonds publics par le tribunal correctionnel de Paris, un jugement dont il a annoncé faire appel.

L’ancien député-maire de Baie-Mahault s’est également vu infliger une amende de 100.000 euros.

Le tribunal a toutefois écarté l’exécution provisoire de sa peine d’inéligibilité en raison de « remboursements déjà intervenus », lui permettant de conserver ses mandats.

Le tribunal l’a déclaré coupable de détournements évalués à 181.089 euros.

La justice a sanctionné des dépenses personnelles réglées avec son indemnité de représentation des frais de mandat (IRFM) pour 96.135 euros, ainsi que des remboursements indus par la commune de Baie-Mahault à hauteur de 47.431 euros.

L’élu a en outre été condamné pour l’emploi fictif, comme collaboratrices parlementaires, de sa compagne Francette Gourdine Bachou, dont le cas a été disjoint, et de sa fille Nathalia Chalus.

Cette dernière, poursuivie pour recel, a écopé de six mois de prison avec sursis, 20.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.

Le tribunal a souligné la « persévérance » de ce délit lié à la perception d’un salaire pendant un an, pour un préjudice évalué à 67.861 euros.

Le père et la fille ont en revanche été relaxés des faits visant un crédit de 6.580 euros affecté à des voyages.

Dans un communiqué diffusé depuis Basse-Terre en Guadeloupe, Ary Chalus a indiqué que son avocat interjetterait appel « dans les prochains jours ».

« Les condamnations (…) n’entament en rien ma détermination », a-t-il affirmé.

L’Assemblée nationale et la commune de Baie-Mahault, constituées parties civiles aux côtés de l’association Anticore, recevront une indemnisation en réparation.

L’enquête, dirigée par le parquet national financier (PNF), avait débuté après un signalement de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).