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Main-d'oeuvre exploitée: perquisitions chez des sociétés travaillant pour Fincantieri


Milan, 6 nov 2019 (AFP) -

La police financière italienne a mené mercredi 80 perquisitions dans le cadre d'une enquête pour exploitation de main-d'oeuvre et fausses factures visant 19 sociétés de chantiers navals travaillant pour le compte de Fincantieri.

Douze dirigeants ou fonctionnaires de Fincantieri sont aussi visés par cette enquête, ouverte également pour corruption et déclarations frauduleuses.

Les perquisitions ont eu lieu dans diverses régions italiennes, a expliqué dans un communiqué le parquet de Venise, qui pilote l'enquête.

Le groupe Fincantieri s'est dit étranger aux faits visés et a dit espérer que ce soit aussi le cas de ses employés.

"Mais si ces accusations étaient confirmées, la société adopterait immédiatement des mesures vis-à-vis des employés qui se seraient rendus coupables de conduites illicites et auraient porté ainsi atteinte à l'image de la société", a souligné le groupe dans un communiqué, en assurant de sa "pleine collaboration avec les enquêteurs".

Le parquet a expliqué que l'enquête, qui vise au total 34 personnes, avait "permis de recueillir de graves indices sur une exploitation systématique de nombreux travailleurs étrangers, en particulier du Bangladesh et de l'Albanie, employés par des entreprises gérées par des co-nationaux pour la réalisation de travaux liés à la construction de navires de croisières sur le chantier naval de Fincantieri à Marghera".

Un citoyen du Bangladesh a notamment été placé en résidence surveillée et 200.000 euros mis sous séquestre.

Les employés auraient été payés nettement moins que ce qui était prévu par le contrat national.

Après ces informations, le titre Fincantieri perdait 4,99% à 0,93 euro à la Bourse de Milan.

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