marine ocean logo
Actualités en direct (AFP)

Deux pêcheurs palestiniens tués par des tirs égyptiens (syndicat)


Deir el-Balah (Territoires palestiniens), 27 sept 2020 (AFP) -

Des centaines de Palestiniens ont assisté dimanche aux funérailles de deux pêcheurs de la bande de Gaza tués en mer Méditerranée, selon le syndicat des pêcheurs palestiniens, par des tirs des forces égyptiennes.

Les deux pêcheurs, deux frères, ont été la cible de tirs vendredi en Méditerranée vers le sud de la bande de Gaza, frontalière de l'Egypte, a affirmé le syndicat palestinien indiquant dans un communiqué que les dépouilles avaient été rendues par les autorités égyptiennes au Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave palestinienne.

"L'armée égyptienne a ciblé les pêcheurs à balle réelle, en mer, à hauteur de Rafah", pointe sud de la bande de Gaza, a indiqué le Hamas dans un communiqué.

Les autorités égyptiennes n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour un commentaire.

Un troisième frère a lui été blessé par les tirs et reste détenu en Egypte, ont ajouté les autorités alors que des centaines de personnes se sont rassemblées dimanche à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, pour assister aux funérailles des deux pêcheurs.

"Sissi (Abdel Fattah, le président égyptien), tu as tué deux de mes fils, si tu as de la compassion rends-moi Yasser qui est encore en détention", a lancé la mère éplorée, Oum Nidal Zaazoua, selon une équipe de l'AFP sur place.

Le syndicat des pêcheurs palestiniens a demandé aux autorités égyptiennes une enquête "impartiale" sur ces deux décès et la libération rapide du frère toujours en détention, Yasser Zaazoua.

Langue de terre bordée par Israël et l'Egypte, la bande de Gaza compte de nombreux pêcheurs qui s'aventurent dans des zones délimitées de la Méditerranée.

Mais selon les autorités israéliennes qui imposent depuis 13 ans un blocus sur Gaza, la pêche sert parfois à des activités de contrebande.

La partie sud de la bande de Gaza touche, elle, la péninsule égyptienne du Sinaï, où les autorités locales traquent différents trafiquants et des membres de groupes jihadistes comme l'organisation Etat islamique.