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Des électeurs corses empêchés de voter par une grève des marins CGT


AJACCIO, 5 mai 2012 (AFP) -

Une grève des marins CGT de la SNCM et de La Méridionale pour réclamer l'application des mêmes lois sociales par toutes les compagnies assurant les liaisons Corse-continent a été reconduite dimanche, empêchant de nombreux électeurs corses de revenir voter au second tour de la présidentielle.

La grève, déclenchée mercredi, a été reconduite pour le cinquième jour consécutif lors d'assemblées générales organisées par la CGT à bord des navires de la Société nationale Corse Méditerranée et de La Méridionale, filiale du groupe STEF, presque tous bloqués à quai à Marseille, a-t-on indiqué de source syndicale.

De nouvelles assemblées générales sont prévues lundi.

Ce mouvement, minoritaire, selon les directions des compagnies, mais "qui suffit pour bloquer le trafic", a contraint quelque 13.000 passagers à annuler leur déplacement ou à voyager à bord des navires de la société privée Corsica Ferries battant pavillon italien et qui circulent normalement.

Il s'agit généralement de vacanciers ayant prévu de venir en Corse à l'occasion des congés scolaires et du "pont" du 8 mai.

Mais la grève a aussi empêché de nombreux résidents en Corse, souvent partis pour les vacances scolaires qui s'achèvent dimanche dans l'île, de rentrer à temps chez eux pour participer au second tour de l'élection présidentielle.

La CGT exige que les navires de la Corsica Ferries, dont les équipages sont multinationaux, soient inscrits, comme ceux de la SNCM et de La Méridionale, au premier registre maritime prévoyant l'application des lois sociales françaises.

Une délégation syndicale s'était entretenue vendredi avec le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, après le dépôt le 22 mars au Sénat d'une proposition de loi communiste prévoyant l'imposition du pavillon premier registre à toutes les compagnies.

La CGT, qui avait écrit à Nicolas Sarkozy et à François Hollande pour connaître leurs positions sur la proposition de loi communiste, a indiqué que le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, s'était "clairement prononcé en faveur de l'adoption" de celle-ci.

La Collectivité territoriale de Corse, délégataire du service public sur les liaisons maritimes Corse-continent n'a fait aucun commentaire sur ce nouveau conflit.

STEF