marine ocean logo
Actualités en direct (AFP)

L'Inde refuse de démanteler l'Exxon Valdez


AHMEDABAD (Inde), 9 mai 2012 (AFP) -

Le pétrolier Exxon Valdez, à l'origine d'une gigantesque marée noire en Alaska en 1989, n'a pas obtenu l'autorisation d'accoster en Inde où il devait être démantelé, a-t-on appris de source officielle mercredi.

L'autorité portuaire du Gujarat a indiqué qu'elle avait refusé au navire, rebaptisé Oriental Nicety, d'accoster après que la Cour suprême de New Delhi eut exigé des assurances complémentaires concernant les risques de pollution.

"L'autorisation n'a pas été accordée" a indiqué un responsable à Ahmedabad, capitale du Gujarat, à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, ajoutant que le cargo navigait déjà dans les eaux territoriales indiennes.

Une société indienne spécialisée dans le démantèlement des navires pour en récupérer la ferraille avait obtenu le contrat pour ses chantiers d'Alang (Gujarat, côte ouest).

Des défenseurs de l'environnement ont adressé une pétition à la Cour suprême afin d'obtenir des assurances sur le fait que le navire ait été préalablement débarrassé de tout matériau toxique, conformément à la Convention de Bâle.

La Cour a mandaté le gouvernement pour qu'il obtienne des garanties avant de donner le feu vert au cargo.

La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux est entrée en vigueur en mai 1992. L'Inde en est signataire.

De l'Exxon Valdez se sont échappés environ 11 millions de gallons (40 millions de litres) de pétrole qui ont pollué 1300 km de côtes en Alaska.

L'Inde avait déjà il y a quelques années refusé d'accueillir l'ex-porte-avions français Clémenceau, qui devait initialement y être démantelé, arguant de la présence d'amiante à son bord. L'odyssée de cet ancien fleuron de la marine nationale s'était finalement achevée dans un chantier de Grande-Bretagne

EXXONMOBIL