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Le Sénat américain appelé à ratifier la convention sur le droit de la mer


WASHINGTON, 9 mai 2012 (AFP) -

Les responsables militaires et économiques américains ont lancé mercredi un nouvel appel au Sénat à ratifier la convention de l'ONU sur le droit de la mer de 1982, le secrétaire à la Défense Leon Panetta assurant qu'elle était "cruciale à la sécurité nationale".

La convention de Montego Bay (Jamaïque) est entrée en vigueur en 1994 mais, en dépit du soutien des administrations républicaines comme démocrates, le Sénat américain n'a jamais pu réunir la majorité des deux tiers nécessaire à sa ratification.

Une frange de républicains conservateurs s'y oppose, s'inquiétant de certaines clauses relatives à l'exploitation des ressources sur le plateau continental.

Lors d'un forum organisé mercredi à Washington, le patron du Pentagone a affirmé que "l'adhésion (à la convention) est soutenue par les principales industries américaines, dont l'industrie pétrolière, celle du transport maritime, les compagnies de téléphonie".

"Elles en ont besoin pour faire des affaires. C'est tout aussi vrai pour la sécurité nationale, a-t-il déclaré.

La convention apporte des bases légales claires et des protections aux sociétés américaines", a abondé Bruce Josten, vice-président de la Chambre américaine de commerce.

En adhérant à la convention, les Etats-Unis auraient un rôle majeur dans son interprétation face à des pays qui cherchent à remettre en cause les frontières maritimes, selon Leon Panetta qui fait ici allusion aux querelles entre la Chine et ses voisins en mer de Chine du Sud ou encore au transit dans le détroit d'Ormuz.

"Comment pouvons-nous soutenir que les autres pays doivent se plier aux règles internationales quand nous n'avons pas officiellement accepté ces règles", a-t-il asséné.

En s'appuyant seulement sur le droit coutumier, les Etats-Unis donnent une excuse à certains pays pour faire de même et tenter de le dévoyer "afin de restreindre la liberté de navigation", a de son côté expliqué le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey.