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SeaFrance: Eurotunnel propose la reprise globale des actifs de l'ex-compagnie


PARIS, 10 mai 2012 (AFP) -

Eurotunnel a proposé jeudi une reprise globale des actifs de l'ancienne société de ferries SeaFrance pour 65 millions d'euros, Louis-Dreyfus/DFDS et le suédois Stena Line proposant, eux, le rachat d'un ou deux navires, a-t-on appris auprès de l'avocat des salariés de SeaFrance.

"Eurotunnel propose 65 millions d'euros pour la globalité des actifs corporels et incorporels", a déclaré à l'AFP Me Jacques Tellache à l'issue d'une audience du tribunal de commerce de Paris.

"Cela représente notamment les trois navires mais aussi les bâtiments, les comptoirs détenus en Angleterre, les stocks d'huile et de fioul, les ordinateurs", a-t-il ajouté précisant que l'offre d'Eurotunnel "avait la préférence" de ses clients.

Le consortium Louis-Dreyfus/DFDS a proposé pour sa part 30 millions d'euros pour le navire Berlioz ou 25 millions pour le Rodin, si le juge-commissaire ne lui autorise l'acquisition que d'un seul navire, selon une source proche du dossier.

Louis-Dreyfus/DFDS a également proposé d'acheter les deux navires pour 50 millions d'euros, selon la même source.

Le consortium exploite deux navires sur la ligne Calais-Douvres, sur laquelle opérait SeaFrance, où elle emploie au total 300 personnes "essentiellement" des ex-SeaFrance.

Stena Line propose d'acquérir un seul navire, le Rodin, pour 30 millions d'euros.

"Nous faisons une offre globale qui comprend les navires, les stocks, la marque", a déclaré une porte-parole d'Eurotunnel jointe par l'AFP.

"Cela fait sept mois que SeaFrance a disparu, des centaines de salariés sont au chômage et il devient urgent de proposer une nouvelle activité pérenne à Calais qui, à terme, prévoit de créer 560 emplois", a-t-elle précisé.

L'exploitant du tunnel sous la manche envisage de louer les navires à la coopérative ouvrière (Scop) qui devrait être formée par d'anciens salariés de SeaFrance.

SeaFrance, qui employait 880 personnes en France et 130 au Royaume-Uni, exploitait quatre navires entre Calais et Douvres, dont trois - le Berlioz, le Rodin et le Nord-Pas-de-Calais - qui lui appartenaient. Ces derniers avaient été estimé à une valeur entre 150 à 200 millions d'euros.

Le juge-commissaire du tribunal de commerce de Paris devrait faire connaître sa décision le 21 mai.

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