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Des activistes philippins renoncent à aller sur un îlot disputé par la Chine


MASINLOC, 18 mai 2012 (AFP) -

Un groupe d'activistes philippins a renoncé à se rendre vendredi vers des petites îles en mer de Chine méridionale, devenues une pomme de discorde avec la Chine qui s'en dit propriétaire, après un appel téléphonique du président Benigno Aquino.

Un groupe d'une vingtaine de personnes, menées par un ancien officier de marine et accompagnées d'équipes de télévision, avait prévu de se rendre en bateau vers le récif de Scarborough, un atoll qui recèlerait d'importantes réserves de gaz dans ses abords.

Ce projet a été abandonné à la dernière minute. "J'ai reçu un appel du président demandant à ce qu'on repousse ce voyage. Je me suis concerté avec le groupe et nous avons décidé de nous aligner sur la sagesse du gouvernement et de le repousser", a déclaré à la presse l'ancien officier de marine Nicanor Faeldon.

L'expédition devait partir depuis la ville de Masinloc, sur la côte nord-ouest de l'île principale de l'archipel, Luçon. Le récif de Scarborough est à environ 230 km au large de Luçon.

Selon Nicanor Faeldon, le président philippin lui a assuré que des représentants du gouvernement étaient actuellement en Chine pour tenter de trouver une solution diplomatique à cette crise qui a tendu les relations entre les deux pays.

Manille estime que ce récif se trouve dans sa zone maritime exclusive de 200 milles et que sa souveraineté est à ce titre incontestable. Pékin de son côté revendique l'intégralité de la mer de Chine méridionale.

Depuis plus d'un mois, des navires non militaires des deux pays patrouillent à proximité du site disputé.

Cette semaine, les deux pays ont imposé chacun une interdiction de pêche autour de cette zone dont ils se considèrent l'un et l'autre comme le seul véritable propriétaire, une décision interprêtée par les observateurs comme une manière d'apaiser les tensions.

L'ancien officier de marine Nicanor Faeldon avait été chassé de l'armée après avoir tenté de fomenter un coup d'Etat. Il a été amnistié en 2011.