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Montebourg "regrette" ses propos envers d'anciens membres de la direction de SeaFrance


PARIS, 24 mai 2012 (AFP) -

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a affirmé jeudi sur BFMTV qu'il "regrettait" ses "propos" visant d'anciens membres de la direction de SeaFrance, au lendemain de sa condamnation à un euro de dommages et intérêts pour les avoir injuriés.

"Je regrette ces propos que j'ai tenus, puisqu'ils ont été censurés par la justice civile à travers la condamnation symbolique d'un euro", a déclaré M. Montebourg.

"Je veux quand même observer que la personne qui s'est plaint en justice de mes propos a un casier judiciaire assez lourd. Il a été le patron de SeaFrance, il avait été condamné dans l'affaire Elf à la condamnation -excusez du peu- de 9 mois de prison avec sursis et 40.000 euros d'amende. Et par ailleurs, cette entreprise SeaFrance, il l'a laissée mourir, avec 800 emplois sur le carreau laissant à la concurrence les parts de marché que nous aurions dû conserver", a attaqué le ministre.

En septembre 2011, M. Montebourg avait injurié Pierre Fa, patron de SeaFrance et les quatre membres du directoire de l'entreprise (Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Dechappe, Jean-Luc Drugeon et Vincent Launay) en les traitant d'"escrocs". Se sentant offensés, M. Fa et ces quatre personnes avaient assigné l'élu socialiste pour injure.

"Je considère que cette condamnation civile, finalement, permet de passer à autre chose", a poursuivi M. Montebourg.

"J'ai 30 jours pour décider" de faire appel, a-t-il rappelé, soulignant que sa "priorité aujourd'hui" était "en quelque sorte de faire le pompier partout en France avec la multiplication des décisions de restructuration des entreprises, des plans sociaux". "Cela me paraît autrement plus important que les états d'âmes d'un dirigeant curieux de SeaFrance", a-t-il jugé.

La liquidation définitive de SeaFrance, la dernière compagnie française de ferries à relier Calais et Douvres, a été prononcée le 9 janvier après plusieurs semaines d'incertitude sur son avenir.