marine ocean logo
Actualités en direct (AFP)

Législatives : le casse-tête polynésien


PAPEETE, 26 mai 2012 (AFP) -

La dispersion des 227 bureaux votes des trois circonscriptions de la Polynésie française sur une surface équivalente à celle de l'Europe dans l'océan Pacifique, rend les opérations de vote des prochaines législatives bien plus complexes à organiser qu'en métropole.

Ces difficultés concernant notamment l'acheminement du matériel électoral ne permettent pas de tenir les élections aux mêmes dates que la métropole. Elles auront lieu les 2 et 16 juin dans cette collectivité d'outre-mer au lieu des 10 et 17 juin pour la France métropolitaine.

Dans certaines îles, il va falloir ainsi larguer la propagande électorale par avion, a-t-on appris auprès du haut-commissariat de la République en Polynésie Française (l'équivalent d'une préfecture dans cette collectivité d'outre-mer autonome).

En effet, soixante-seize des 118 îles et atolls de Polynésie française sont habités, mais tous ne disposent pas de terrains d'aviation.

A Rapa, dans l'archipel des Australes, ou Hereheretue et Tematangi, aux Tuamotu, un avion Gardian de l'armée doit larguer cette semaine en mer les bulletins de vote et les professions de foi dans un container étanche, qui est ensuite hissé à bord d'un bateau.

De nouveaux largages, ainsi que des livraisons par un avion Casa de l'armée de l'air dans six autres îles des Tuamotu, auront lieu entre les deux tours.

C'est tout aussi compliqué pour les quarante cinq candidats qui se présentent dans les trois circonscriptions.

Certains candidats dépenseront jusqu'à six millions de francs Pacifique (50.000 euros), le plafond des frais de campagne, pour imprimer leur propagande et se rendre dans les îles éloignées de Tahiti.

D'autres, plus modestes, n'ont pas tiré d'affiches et revendiquent un budget de campagne "proche de zéro", mais profitent de la médiatisation proposée par les deux télévisions, les deux quotidiens et les nombreuses radios locales, pour se lancer en politique.