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Australie: l'épave d'un célèbre sous-marin japonais ouverte aux plongeurs


SYDNEY, 28 mai 2012 (AFP) -

L'Australie va ouvrir aux plongeurs l'épave d'un mini sous-marin japonais auteur d'une attaque célèbre dans le port de Sydney pendant la Deuxième guerre mondiale, et qui renferme encore les objets personnels de l'équipage, ont indiqué lundi les autorités.

Cette décision, prise avec l'accord de Tokyo, marque le 70è anniversaire de l'attaque du sous-marin, qui avait semé la panique à travers Sydney.

"Les plongeurs seront admis à titre d'essai et cette décision a le soutien des gouvernements du Commonwealth et du Japon", a déclaré la ministre de l'Environnement de l'Etat de la Nouvelle-Galles du Sud, l'Etat de Sydney, Robyn Parker.

Lors d'un vol de reconnaissance, des avions japonais avaient identifié des navires des Alliés dans le port de Sydney, fin mai 1942. Le commandant d'une flotille de cinq grands sous-marins japonais, qui croisaient au large, avait alors décidé de lâcher et lancer à l'attaque trois sous-marins miniatures, chacun avec deux hommes à bord.

Les trois mini sous-marins étaient parvenus à tromper le dispositif de détection à l'entrée du port et avaient tenté de couler les navires alliés. Mais ils avaient finalement été repérés et deux d'entre eux s'étaient sabordés, leur équipage se suicidant.

Le troisième avait tiré une torpille en direction du croiseur américain USS Chicago mais avait finalement coulé le bateau australien HMAS Kuttabul, causant la mort des 21 marins à bord.

Les épaves des deux premiers sous-marins avaient été retrouvées par les Alliés, mais le sort du troisième était resté mystérieux jusqu'à ce que son épave soit retrouvée par des plongeurs en 2006, au large des plages du nord de Sydney.

L'épave contient vraisemblablement les restes des deux membres de l'équipage, et leurs objets personnels, tels que des épées de samouraï, des porte-bonheur et des jeux de société. Il y a également des explosifs, mais ils sont enterrés profondément sous le sable.

L'épave est actuellement protégée par une zone d'exclusion, surveillée par des caméras. Des plongeurs seront désormais admis de manière contrôlée mais quiconque profitant d'une plongée pour dérober des éléments de l'épave risque une amende allant jusqu'à 1,1 million de dollars australiens (861.000 euros).