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Un navire de marchandises échoué sur des rochers près de l'île d'Elbe


PARIS, 1 juin 2012 (AFP) -

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Karachi: demande d'élargissement de l'enquête à l'homicide involontaire

PARIS, 1 juin 2012 (AFP) - L'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi (15 morts en 2002) demande vendredi que l'enquête ouverte pour blessures involontaires après la plainte de survivants contre la Direction des constructions navales (DCN) soit élargie à l'homicide involontaire.

"La position du parquet est frileuse et incohérente", a déclaré Me Olivier Morice à l'AFP, à la suite de l'ouverture d'une instruction pour "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois".

Selon des sources proches du dossier, cette enquête a été confiée jeudi au juge antiterroriste Marc Trévidic, déjà en charge depuis 2007 de l'instruction sur les circonstances de l'attentat qui avait fait 11 morts et 12 blessés parmi les salariés de la DCN le 8 mai 2002 à Karachi.

Six de ces salariés ont porté plainte contre leur employeur pour manquements à la sécurité.

Vendredi, Me Morice, qui défend les familles des salariés décédés dans l'attentat, a écrit au juge Trévidic afin que ce dernier demande au parquet de pouvoir également enquêter pour des faites d'homicide involontaire.

"A partir du moment où une information judiciaire est ouverte pour des blessés ayant été victimes de l'attentat", elle "devrait également concerner les mêmes faits sous la qualification d'homicides involontaires", écrit Me Morice au juge dans une lettre consultée par l'AFP.

Les salariés de la DCN reprochent en particulier à leur employeur de n'avoir pas tenu compte des menaces d'attentats "explicites contre la France" au Pakistan à l'époque.

Sur ces menaces, les survivants mettent ainsi en avant le témoignage d'un membre du service de coopération technique internationale de la police, qui avait expliqué avoir appris le 10 avril 2002 par deux sources pakistanaises que des attentats étaient en préparation contre des Occidentaux.

Selon les plaignants, aucun changement n'avait pourtant été apporté au dispositif de sécurité des salariés de la DCN.