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Ouragans: la saison 2012 dans l'Atantique Nord moins active que d'ordinaire


BRUXELLES, 01 juin 2012 (AFP) -

Les Etats-Unis ont encouragé vendredi l'UE à mettre en place, comme le propose la Commission européenne, un marché des quotas de pêche, une mesure qui, assurent-ils, a fait ses preuves outre-Atlantique.

"Beaucoup des mesures proposées par la commissaire européenne, Maria Damanaki, ressemblent aux changements auxquels nous avons procédé et dont nous tirons désormais d'énormes bénéfices", a confié à l'AFP Jane Lubchenco, sous-secrétaire d'Etat au commerce chargée des Océans, en marge d'une visite à Bruxelles.

A l'approche d'une réunion cruciale, prévue le 12 juin à Luxembourg, avec les ministres européens du secteur, Maria Damanaki a averti de son côté qu'elle ne renoncerait pas aux "grands principes" de sa réforme, estimant qu'il fallait introduire "de vrais changements".

L'expérience aux Etats-Unis avec la mise en place de "concessions de pêche transférables", c'est-à-dire d'un marché des droits de pêche que les pêcheurs peuvent monnayer s'ils souhaitent quitter le métier, "nous a permis de mettre un terme à la surpêche dans de nombreux cas", a indiqué cette biologiste de formation.

Alors que souvent l'exploitation de court terme des ressources se fait au détriment de la durabilité à long terme, cet outil permet de "concilier" les deux, a-t-elle affirmé.

Aux Etats-Unis, 27 stocks de poissons qui étaient très surpêchés en 2000 ont été reconstitués depuis grâce aux mesures mises en place, souligne Mme Lubchenco. Seuls 14% des stocks de poissons américains sont aujourd'hui surpêchés.

Des garde-fous sont toutefois nécessaires pour éviter une trop grande concentration des quotas dans les mains de quelques gros acteurs, a-t-elle reconnu.

Maria Damanaki a pour sa part concédé à l'AFP mener actuellement des discussions "très intenses" avec les gouvernements européens.

Dénoncé par ses détracteurs comme une forme de "privatisation des mers", le projet de marché des "concessions de pêche transférables" se heurte aux réticences d'une quinzaine d'Etats, dont la France.

Bruxelles fait valoir qu'un tel système encouragerait les pêcheurs à une gestion responsable des ressources pour que leurs concessions ne perdent pas de valeur, et contribuerait à une régulation par le marché du nombre de navires en fonction des ressources disponibles.

"Nous avons besoin d'une vraie réforme, avec de vrais changements par rapport au passé, parce que nous avons tous compris que faire comme si de rien n'était n'est pas une option" viable, a souligné Mme Damanaki.

Il y a urgence : la surpêche affecte plus de 60% des stocks de poissons de l'Atlantique et 80% des stocks méditerranéens.