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L'OMI a validé les mesures de sécurité prises par l'industrie des croisières


PARIS, 4 juin 2012 (AFP) -

L'Organisation maritime internationale (OMI) a validé les mesures prises par les industriels de la croisière pour renforcer la sécurité à bord des paquebots, sur le plan de route, l'accès du personnel au poste de pilotage et le nombre de gilets de sauvetage, a appris l'AFP.

Ces mesures, décidées par le Conseil européen de la croisière (ECC) et l'Association internationale des compagnies de croisières (CLIA) en réaction au naufrage du Costa Concordia mi-janvier (32 morts), s'appliquaient déjà aux membres de ces deux organisations, qui inclut tous les poids lourds mondiaux du secteur.

Le fait que le Comité de sécurité maritime de l'OMI les ait validées lors de sa dernière réunion "est une très grande avancée", a dit lundi à l'AFP Erminio Eschena, l'un des porte-parole de l'industrie de la croisière en Europe et directeur général de la compagnie MSC en France.

"L'OMI (agence des Nations Unies) n'a pas de pouvoir de coercition mais les dispositions qu'elle prend sont généralement appliquées par tous les pays membres de l'ONU", a souligné M. Eschena.

Le processus de préparation de la traversée a ainsi été renforcé, avec l'implication en amont des membres de l'équipe de commandement et la rédaction du plan par un officier désigné spécialement pour cette tâche.

En outre, pendant les manoeuvres, c'est-à-dire quand les moteurs du bateau tournent, seules "les personnes exerçant des fonctions opérationnelles" peuvent désormais accéder à la passerelle de commandement - le nom du poste de pilotage.

Le nombre de gilets de sauvetage a également été revu en hausse afin d'être "largement supérieur" au nombre de personnes effectivement à bord du navire.

"Les deux premières mesures sont déjà appliquées. Pour ce qui est des gilets de sauvetage, cela se met en place progressivement", a dit M. Eschena.

L'OMI est chargée de la sécurité des navires et de la prévention de la pollution marine par les bateaux. C'est notamment dans son cadre qu'a été adoptée la convention internationale réglementant la formation des équipages des navires.

Deux semaines après le naufrage du Concordia, les industriels de la croisière avaient lancé un audit de sécurité pour tout le secteur. Plusieurs initiatives ont été annoncées depuis, dont de nouveaux standards en matière d'exercices d'évacuation d'urgence.

Interpellé sur un risque d'excès de zèle désormais, et notamment sur le fait qu'un couple de retraités américains s'est fait récemment débarquer à Lisbonne parce que la femme, malade, n'avait pu assister, lors d'une escale, à un exercice d'évacuation qu'elle avait déjà suivi à l'embarquement à Rome, M. Eschena a dit: "C'est un débordement comme il peut y en avoir parfois. Mais il faut appliquer les règles. Mettre la ceinture de sécurité en ville quand on roule à 30 km/h peut paraître superflu, pourtant ça ne l'est pas".