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Début du retrait de Guinée-Bissau de la mission militaire angolaise


BISSAU, 6 juin 2012 (AFP) -

La mission militaire angolaise en Guinée-Bissau (Missang), dont la présence était contestée par les auteurs du coup d'Etat du 12 avril dans le pays, a entamé mercredi son retrait, avec le départ d'hommes et de matériel de guerre de Bissau, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un avion cargo angolais a quitté la capitale bissau-guinéenne mercredi en milieu de matinée avec à son bord un nombre indéterminé d'hommes, des chars et de l'armement lourd, tandis qu'un navire battant pavillon angolais a embarqué notamment des blindés, des véhicules de transports de troupes et était prêt à appareiller pour Luanda, selon le journaliste de l'AFP.

Le bateau, baptisé "Rio M. Bridge", et transportant également des containers, est arrivé dans la nuit de mardi à mercredi à Bissau.

Le retrait va s'étendre sur "cinq jours, mais au rythme du gouvernement angolais qui définit les rotations", a précisé à l'AFP un officier de l'Ecomib, la force de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

D'après lui, "il n'y a pas d'obstacles majeurs, les opérations se déroulent bien, dans une entente cordiale entre les Angolais et la force de la Cédéao", forte de plus de 600 hommes et qui succède à la Missang pour sécuriser le processus de transition politique en cours depuis le putsch en Guinée-Bissau.

"L'opération se déroule normalement", a déclaré à l'AFP le ministre bissau-guinéen de la Communication et porte-parole du gouvernement, Fernando Vaz, sans autres commentaires.

Le départ de la Missang "signifie la fin de la coopération militaire" avec la Guinée-Bissau, a affirmé à l'AFP un diplomate angolais sous le couvert de l'anonymat. Par ailleurs, selon lui, Luanda n'enverra pas d'ambassadeur pour remplacer son représentant Feliciano Antonio Dos Santos, qui a quitté la Guinée-Bissau en avril.

La Missang, forte de quelque 600 hommes et dont le départ était décidé depuis plusieurs semaines, était présente en Guinée-Bissau depuis mars 2011 dans le cadre d'un accord bilatéral de coopération militaire.

C'est la présence de cette force qui a officiellement motivé le putsch du 12 avril, l'état-major bissau-guinéen l'accusant de soutenir les autorités renversées et d'avoir des ambitions "colonialistes".