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Huit anciens employés de SeaFrance soupçonnés de vols présentés à un juge


LILLE, 7 juin 2012 (AFP) -

Huit ex-salariés de SeaFrance étaient jeudi en cours de déferrement devant un juge d'instruction lillois, dans le cadre d'une affaire de fraudes présumées sur des ventes d'alcool et de nourriture à bord des ferries, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Ces huit personnes, une femme et sept hommes, ont été entendus pendant 48 heures dans les locaux de la gendarmerie du Portel (Pas-de-Calais) par les enquêteurs de la section de recherche de Lille.

Caissiers et intendants, qui travaillaient pour la compagnie de ferries liquidée le 9 janvier dernier, ils sont susceptibles d'être mis en examen pour faux et usage de faux en écriture, vol en bande organisée, recel de vol en bande organisée et abus de confiance, selon la source proche de l'enquête.

Cinq personnes ont déjà été mises en examen en mars dernier dans cette affaire, pour vol en bande organisée et abus de confiance et placées sous contrôle judiciaire.

Ces mis en examen sont accusés de plusieurs vols au sein des bateaux, principalement de l'alcool et des marchandises alimentaires. "Les faits se sont déroulés sur la période 2008-2009 et le préjudice pourrait se chiffrer à plusieurs centaines de milliers d'euros", avait indiqué à l'époque une autre source proche de l'enquête.

Les faits, dont sont soupçonnés les ex-employés de SeaFrance entendus cette semaine, se seraient déroulés sur la même période.

L'enquête est désormais pilotée par le parquet de Lille, alors que c'est le parquet de Boulogne-sur-Mer qui avait ouvert une information judiciaire mi-avril 2010 à la suite d'une plainte de la direction de SeaFrance.

Celle-ci avait alors expliqué que "de nombreuses erreurs, écarts, différences dans les comptes" avaient été constatés fin 2009 par le commissaire aux comptes, mandaté pour vérifier la comptabilité de l'entreprise, notamment dans les ventes effectuées à bord des bateaux.

Ces nouveaux rebondissements dans l'enquête interviennent alors qu'une partie des anciens de SeaFrance, adhérents d'une coopérative ouvrière associée à la société Eurotunnel, attendent avec impatience une décision - plusieurs fois reportée - du tribunal de commerce de Paris sur l'attribution des actifs de la compagnie liquidée, principalement ses bateaux.

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