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Préavis de grève à la SNCM et à la Méridionale pour le 15 juin


AJACCIO, 9 juin 2012 (AFP) -

Le syndicat CGT des marins de la SNCM et de la Méridionale a déposé un préavis de grève de 24 heures pour le 15 juin "dans tous les ports de la continuité territoriale ainsi que Toulon, Nice, Marseille, et également pour toutes autres destinations", a-t-on appris samedi.

Ce préavis de grève, lancé à l'appel de la Fédération des syndicats maritimes CGT, est justifié par le refus du nouveau ministre des Transports et de l'Economie maritime, Frédéric Cuvillier, de répondre aux sollicitations du syndicat, précise la CGT dans un communiqué.

Le syndicat ajoute que, malgré la grève du 2 mai (qui avait duré sept jours, NDLR), "le déplacement d'une centaine de marins à Paris le 4 mai", "l'engagement du parti socialiste (...) d'une rencontre avec les personnages les plus importants en matière maritime le 9 mai, puis le 15 mai" (avant d'être reportée pour cause d'investiture présidentielle, NDLR), aucune date de réunion ne leur a été à ce jour proposée.

De plus, le syndicat critique l'attitude de M. Cuvillier qui a déclaré qu'il fallait "vérifier (l') euro-comptabilité", d'une proposition de loi imposant le pavillon français, en parlant "d'une politique de l'emploi au-delà du pavillon", dans une interview du 25 mai au journal Le Marin.

Cette proposition de loi avait été déposée au Sénat le 22 mars dernier par le groupe communiste républicain et citoyen. Elle impose le pavillon français de premier registre à toutes les compagnies françaises basées en France qui opèrent dans les secteurs de navigation exclus du Registre International Français.

La CGT réclame l'application des lois sociales françaises à bord des navires de la compagnie privée Corsica Ferries, battant pavillon italien et dont les équipages sont multinationaux.

En mai, la grève à la SNCM (Société nationale Corse Méditerranée) et à la Méridionale (ex-CMN) avait paralysé le trafic entre Corse et continent pendant sept jours, affectant environ 26.000 passagers et empêchant le transport de 2.000 remorques pour une perte de revenus comprise entre 2 et 3 millions d'euros, selon ces deux compagnies maritimes.