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Les accusés du Ponant souhaitent retrouver leurs familles "au plus vite"


PARIS, 14 juin 2012 (AFP) -

Les six accusés Somaliens de la prise d'otages du voilier Le Ponant il y a quatre ans ont émis l'espoir de retrouver leur famille et leurs proches "au plus vite" jeudi matin, dans leurs dernières déclarations avant que la cour d'assises de Paris se retire pour délibérer.

"Je veux retrouver mes proches, les miens", ont souhaité ces hommes de 25 à 50 ans, en détention provisoire depuis quatre ans.

"Ca fait quatre ans que j'attendais ce rendez-vous. Je n'ai rien fait. Je suis innocent. Je m'en remets à vous et j'attends votre décision avec espoir", a déclaré l'un des trois accusés qui se disent totalement étrangers à l'affaire.

"Je vous demande de faire en sorte que je puisse retrouver mes enfants et mes proches le plus vite possible", a dit un autre, qui se présente comme un simple ravitailleur des pirates.

Le seul à reconnaître avoir participé à toute l'opération a regretté "la souffrance endurée par les 30 otages" et dit attendre avec "sérénité" la décision de la cour.

Les trois magistrats professionnels et six jurés se sont retirés à 10h15 pour délibérer, ce qui devrait prendre toute la journée.

Le Ponant avait été arraisonné à l'entrée du Golfe d'Aden le 4 avril 2008 par une douzaine de pirates, et dérouté vers les côtes somaliennes.

Plus d'une trentaine d'hommes s'étaient relayés à bord pendant une semaine pour garder les 30 membres d'équipage, avant de les libérer le 11 avril contre une rançon de 2,15 millions de dollars versée par l'armateur, filiale de la CMA-CGM.

Quelques heures plus tard, les six accusés étaient interpellés à terre par les forces spéciales françaises, dans un 4X4 où des armes et une partie de la rançon ont été découvertes.

Lundi, l'avocat général Bruno Sturlese avait requis des peines de 10 à 15 ans de réclusion criminelle à leur encontre, les décrivant comme des "exécutants" coupables d'une "action criminelle extrêmement grave".