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Revue des frets maritimes: les frets secs restent en hausse, mais sans élan


LONDRES, 25 juin 2012 (AFP) -

Les prix des transports maritimes de matières premières sèches ont poursuivi la semaine dernière le timide rebond entamé mi-juin, mais le marché restait pénalisé par un climat économique morose qui entrave la demande face à une offre de navires toujours surabondante.

L'indice composite Baltic Dry Index (BDI), moyenne des tarifs pratiqués sur 24 routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.), a terminé vendredi à 978 points, au plus haut depuis fin mai, contre 924 points une semaine auparavant.

Il était notamment soutenu par un léger regain d'activité de la catégorie des plus gros navires, les "Capesize" -- navires que leur taille imposante oblige à naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance.

Le Baltic Capesize Index (BCI), qui compile les tarifs des "Capesize", a ainsi clôturé vendredi à 1.155 points, contre 1.148 points le vendredi précédent, se reprenant quelque peu après avoir touché le 18 juin son plus bas niveau depuis décembre 2008, à 1.138 points.

Le BCI pourrait se stabiliser quelque temps, "mais la combinaison d'un nombre important de livraisons (de nouveaux navires) sur le marché", venant grossir une flotte déjà surabondante, "et d'une demande au ralenti pèse sévèrement" sur les prix et risque d'entrainer l'indice à de nouveaux plus bas, ont tempéré les experts du cabinet maritime BRS.

Signe de la morosité persistante des investisseurs, la catégorie des Panamax, navires adaptés aux dimensions du canal de Panama, s'est affichée en recul la semaine dernière, après deux semaines consécutives en petite hausse.

Le Baltic Panamax Index (BPI), qui recense les prix des Panamax sur sept routes - la plupart pour les céréales -, a ainsi fini vendredi à 1.048 points contre 1.065 points une semaine plus tôt.

Pour leur part, les tarifs des frets pétroliers ont continué de se replier la semaine dernière, dans un marché toujours frileux.

"Le marché des tankers sur le bassin Atlantique est resté sans grande activité, et les quelques affréteurs ayant besoin d'un navire n'ont que l'embarras du choix", confrontés à une large flotte de vaisseaux disponibles, ce qui contribue à tirer les prix vers le bas, ont expliqué les experts de l'agent maritime Fearnleys.

"Il n'y a simplement pas assez d'activité, que ce soit dans l'Atlantique ou en Asie, pour faire remonter les tarifs (des frets pétroliers) aux niveaux qui seraient nécessaires pour que les propriétaires de tankers en tirent un revenu raisonnable", une fois soustraits les frais opérationnels, ont-ils ajouté.

L'indice Baltic Dirty Tanker Index (BDTI), moyenne des taux pratiqués sur onze routes de transport de pétrole brut, a fini vendredi à 661 points, au plus bas depuis février 2011, contre 682 points une semaine auparavant.

L'indice Baltic Clean Tanker Index (BCTI), moyenne des prix pratiqués sur cinq routes de produits pétroliers raffinés (essence, gaz liquéfié, fioul de chauffage, etc.) a quant à lui fini à 571 points, au plus bas depuis décembre 2009, contre 575 points le vendredi précédent.