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Les Océans à Rio+20 : les ONG et scientifiques déçus


PARIS, 26 juin 2012 (AFP) -

Les ONG et les scientifiques, tout en se réjouissant que les océans aient fait partie de la déclaration finale du sommet de l'ONU Rio+20, ont regretté la "faiblesse" des intentions et une feuille de route "pas claire".

Le texte signé par 193 Etats membres "s'engage à s'occuper en urgence" avant 2014 "du problème de la préservation et de l'usage durable de la diversité biologique marine dans les zones au-delà de la juridiction nationale".

Il s'engage aussi à "intensifier les efforts" pour atteindre l'objectif de 2015 pour "maintenir ou restaurer les stocks de poisson à des niveaux de production durable maximum", et à réduire de façon significative, d'ici 2025, la quantité de déchets en mer.

Oceana, l'organisation internationale centrée sur la préservation des océans, reconnaît comme "un pas positif" la reconnaissance du problème des océans dans la déclaration. Mais elle estime qu'il s'agit d'"une déclaration d'intention faible, sans aucun engagement légalement contraignant, qui échoue à répondre aux besoins urgents de préservation et de gestion des océans".

Selon Ricardo Aguilar, directeur des recherches d'Oceana Europe: "Aucun progrès réel n'a été fait pour créer des zones maritimes protégées ou pour contrôler la pêche illégale, et les mesures proposées pour reconstituer les réserves halieutiques sont celles sur lesquelles on s'était accordé il y a dix ans".

Ocean2012, une alliance d'organisations vouée à la réforme de la politique européenne de la pêche, se réjouit que le texte rappelle la nécessité d'une élimination des subventions entraînant la surpêche, ou de la création d'aires marines protégées. Mais elle regrette aussi "le report à 2015 de la réflexion sur l'opportunité de mettre en place une vraie réglementation spécifique pour la haute mer".

Pour cinq organisations comme Tara expeditions, Sea Orbiter, regroupées dans "l'Alliance pour les mers et les océans", Rio+20 "marque une étape importante avec la prise en compte de tous les enjeux liés aux océans", mais les gouvernements "n'ont pas su délivrer une feuille de route assez claire en termes d'objectifs, de calendrier et de gouvernance".