marine ocean logo
Actualités en direct (AFP)

La petite pêche artisanale se fédère pour être entendue à l'international


PARIS, 27 juin 2012 (AFP) -

La petite pêche artisanale qui représente 80% de la flottille en France, et autant en Europe, a décidé de se fédérer pour défendre ses droits dans les instances nationales et européennes, avec l'aide de Greenpeace et du WWF.

"Nous voulons faire entendre la voix des petits métiers de la pêche parce que nous sommes absents de toutes les instances décisionnaires" a expliqué Anne-Marie Vergez, patron pêcheur à St Jean de Luz au Pays basque, devant la presse mercredi.

Avec ses collègues de l'Association des ligneurs de la Pointe de Bretagne et le Syndicat des petits métiers du Languedoc Roussillon, elle a présenté une déclaration commune de ces petits métiers "attachés à la protection de l'environnement marin, condition nécessaire à la continuité de notre activité".

Ils ont lancé un appel à tous les pêcheurs artisans de France pour créer une plate-forme nationale, comme il en existe au Danemark, en Espagne ou en Grèce.

En pleine négociation à Bruxelles de la réforme de la Politique commune de pêche (PCP), les pêcheurs artisanaux soulignent qu'ils pratiquent depuis toujours une pêche responsable et durable contrairement aux grands chalutiers accusés de détruire les ressources halieutiques.

"La nouvelle PCP doit enfin reconnaître notre majorité et cesser de marginaliser la pêche artisanale", souligne la déclaration des pêcheurs artisans, qui se définissent par un maximum de trois personnes par bateaux dont la taille ne dépasse pas 12 mètres.

"On ne demande pas de subventions à l'Europe, on veut juste récupérer nos droits" notamment sur le thon rouge, a insisté Frédéric Reste, président du Syndicat des petits métiers du Languedoc Roussillon. Il a rappelé que l'augmentation des quotas alloués aux petits pêcheurs est nettement plus faible que celle attribuée aux thoniers senneurs pour la prochaine campagne 2013.

L'alliance formée entre les ONG et les pêcheurs peut paraître "inattendue" selon Greenpeace mais "les ONG et petits pêcheurs sont d'accord sur ce que peut être une pêche durable", a noté Hélène Bourges, chargée de la campagne Océans de Greenpeace.