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Militaires tués en Guyane : "des pertes dans le camp adverse" (armée)


CAyenne, 2 juil 2012 (AFP) -

Le général Bernard Metz, commandant des forces armées en Guyane, a fait état de "pertes" chez les orpailleurs clandestins qui ont attaqué à l'arme de guerre des militaires et des gendarmes la semaine dernière, lors d'une opération qui a coûté la vie à deux soldats.

Selon le général, lors de l'accrochage en forêt le 27 juin, les soldats du 9e Régiment d'infanterie de marine (RIMa) "ont riposté rapidement, en moins de deux secondes, et il y a eu des pertes en face", une information qui n'avait pas encore été confirmée officiellement.

Le général a fait état de "témoignages" des militaires engagés dans cette opération dans l'ouest guyanais qui "disent avoir vu les impacts de leurs munitions sur les personnes qui leur faisaient face" mais le commandant s'est refusé à plus de commentaires se réfugiant derrière "le secret de l'enquête".

Par ailleurs, M. Metz a affirmé que les fusils des militaires engagés dans la lutte contre l'orpaillage en Guyane étaient "chargés" en réaction à des informations parues dans la presse indiquant le contraire.

"Nos militaires vont en opération avec tout l'armement nécessaire", a-t-il expliqué à la presse en marge de la cérémonie en hommage aux deux soldats du 9e RIMa tués lors de cette mission. "Ces fusils ne sont peut-être pas toujours armés avec une balle dans la chambre, mais ils sont toujours chargés", a poursuivi le général Metz.

Les deux militaires tués lors de cette opération - le caporal-chef Sébastien Pissot, 33 ans, et l'adjudant Stéphane Moralia, 28 ans - appartenaient au 9e RIMa, engagé dans les opérations "Harpie" contre l'orpaillage clandestin en Guyane.

Deux gendarmes ont également été grièvement blessés au cours de cette accrochage. Evacués depuis vers la métropole, leur pronostic vital n'est pas engagé.

Les militaires revenaient à pied sur les lieux où, trois heures plus tôt, un hélicoptère EC-145 de la gendarmerie avait essuyé des tirs, dans la région de Dorlin (Ouest) sur l'immense territoire de la commune de Maripasoula (18.000 km2).

Cette opération visait la sécurisation de la zone pour l'installation progressive d'une société minière légale dans cette région, haut lieu isolé de l'orpaillage clandestin en Guyane depuis près de 20 ans.

Lundi matin, l'ensemble des forces armées de Guyane, des élus et de nombreux civils ont rendu hommage, en présence de leur famille, aux deux "marsouins" ainsi qu'au sergent Legendron, aussi du 9e RIMa, décédé le même jour d'un accident de moto alors qu'il se rendait dans sa caserne.