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Syrie: l'UE se prépare à renforcer ses sanctions et l'embargo sur les armes (diplomates)


BRUXELLES, 19 juil 2012 (AFP) -

L'Union européenne se prépare à renforcer ses sanctions à l'encontre de la Syrie et son embargo sur les armes en autorisant les inspections de navires et avions soupçonnés de le violer, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

Les discussions se poursuivaient à Bruxelles pour placer environ 26 nouvelles personnes soupçonnées de se livrer à la répression de la révolte en Syrie, et deux à trois administrations ou sociétés supplémentaires sur les listes des gels d'avoirs et des interdictions de visa, en vue d'une adoption lundi par les ministres des Affaires étrangères, ont précisé ces sources.

Sur ce point "les discussions continuent, et des décisions finales seront prises lundi en fonction de la situation" sur le terrain, a précisé un diplomate sous couvert d'anonymat.

Lundi, l'Union européenne devrait également "très probablement" décider le principe des inspections de navires ou avions soupçonnés de transporter des armes ou du matériel pouvant servir à la répression, a précisé un autre.

Quand un Etat membre de l'UE aura de bonnes raisons de soupçonner qu'un navire passant dans ses eaux territoriales est susceptible de transporter une telle cargaison à destination de la Syrie, il aura l'obligation de procéder à une inspection. Ce principe sera également valable pour les transports de fret aérien, a précisé une source diplomatique.

Par ailleurs, l'UE devrait également introduire une exception à son régime de sanctions permettant aux étudiants syriens sur son sol de continuer à percevoir des bourses ou des virements bancaires en provenance de Syrie, selon cette source.

L'embargo sur les armes à l'encontre de la Syrie avait été décrété en mai 2011 par l'Union européenne.

A ce jour, 49 sociétés ou administrations et 129 personnes figurent sur les listes des gels d'avoirs et des interdictions de visa de l'Union européenne, du fait de leur soutien ou de leur participation à la répression de la révolte syrienne.

Parmi elles figure le général Assef Chawkat, beau-frère du président Bachar al-Assad, tué mercredi dans un attentat. Mais son nom restera encore un certain temps sur la liste des personnes sanctionnées par l'UE, le temps de clarifier le sort de ses éventuels avoirs gelés dans l'UE, a précisé une source diplomatique.