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Le Sri Lanka s'organise pour faire face à une nappe de pétrole de 10 km


COLOMBO (Sri Lanka), 24 août 2012 (AFP) -

Le Sri Lanka a mobilisé vendredi 500 volontaires pour faire face à une nappe de pétrole s'approchant de ses côtes après le naufrage d'un cargo dû au mauvais temps, ont indiqué les autorités.

Le Thmothrmopolyseara, un cargo battant pavillon chypriote, a coulé à la suite d'une voie d'eau jeudi soir. Il était ancré depuis trois ans au large de cette île de l'océan indien après un différend sur sa cargaison d'acier.

"La plupart du mazout avait été pompé mais nous avons appris qu'environ 70 tonnes de carburant étaient encore dans les réservoirs et c'est ce qui a provoqué la nappe de pétrole", a déclaré à l'AFP le directeur du Centre de gestion des catastrophes, Sarath Kumara.

Selon ce responsable, la nappe, qui s'étire sur 10 km, était située à environ 20 km des côtes occidentales du Sri Lanka. Elle pourrait toutefois être repoussée vers le rivage en raison des fortes pluies de la mousson.

"Nous avons organisé de petits groupes de volontaires pour nettoyer la côte sur une distance de 50 km", a indiqué M. Kumara. "Nous n'avons jamais eu à affronter ce genre de choses auparavant", a-t-il ajouté.

Une zone côtière s'étendant de Mount Lavinia, un lieu touristique prisé au sud de la capitale Colombo, à Negombo, premier site balnéaire ouvert au tourisme dans les années 1970, était directement menacée par la nappe de pétrole.

Le cargo, dont les propriétaires n'étaient pas connus dans l'immédiat, avait été immobilisé à la suite d'une décision de justice du Sri Lanka portant sur un litige lié à sa cargaison d'acier, d'une valeur estimée à 300 millions de dollars.

Selon le directeur de l'Autorité de contrôle pour la marine marchande, Ajith Seneviratne, un remorquage du cargo vers un chantier de recyclage à l'est de l'île a été envisagé mais la justice y a opposé son veto.

"Nous savions que le bateau pouvait couler au plus fort de la mousson et nous avions pompé la plupart des 600 tonnes de mazout qu'il transportait mais il y avait des résidus que nous ne pouvions pomper", a expliqué M. Seneviratne.