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Bateau en perdition en Indonésie avec 150 migrants: arrêt des recherches (officiel)


MERAK (Indonésie), 29 août 2012 (AFP) -

L'Indonésie a abandonné les recherches engagées pour retrouver un bateau signalé en perdition avec environ 150 migrants à bord, faute d'avoir pu le localiser, a annoncé l'Agence de recherche et de sauvetage indonésienne (Basarnas).

Le bateau était en train de couler dans le détroit de Sunda, à 220 milles (environ 400 kilomètres) de l'île de Christmas, territoire australien, dans l'océan Indien, selon les informations transmises par l'Autorité de sûreté maritime australienne (Amsa) à son homologue indonésienne.

Deux navires appartenant aux unités de secours de la police ont été déployés, ainsi que deux hélicoptères, dans la zone concernée, entre les îles de Java et Sumatra, sans succès.

Les sauveteurs n'ont repéré ni le bateau signalé, ni rescapés, ni corps.

"Nous avons annulé les opérations de recherche", a indiqué à l'AFP un porte-parole de Basarnas, Gagah Prakoso.

Le gouvernement de Julia Gillard, Premier ministre australien, est aux prises cette année avec un afflux record de boat-people tentant d'entrer en Australie. Les réfugiés de la mer sont originaires d'Afghanistan, du Sri Lanka, d'Iran ou d'Irak.

Le pays a récemment voté une loi prévoyant leur renvoi vers des centres de rétention en Papouasie-Nouvelle Guinée et sur l'île de Nauru, le temps que leur dossier soit examiné.

Ce texte est censé dissuader les migrants de risquer leur vie en tentant de gagner l'Australie par la mer: 600 d'entre eux ont ainsi trouvé la mort depuis octobre 2009 et 300 depuis le début de l'année.

L'Australie est une destination marginale pour les demandeurs d'asile, représentant 2,5% des dossiers déposés dans le monde en 2011.

Mais les migrants qui tentent le voyage au départ de l'Indonésie prennent des risques très importants en embarquant sur des bateaux totalement inadaptés à la navigation en pleine mer dans les eaux houleuses du Pacifique.

La nouvelle législation est le fruit d'un compromis avec l'opposition parlementaire dirigée par le chef du Parti libéral, Tony Abbott, qui a accepté en échange un relèvement du quota d'entrées de réfugiés de 13.750 par an actuellement, à 20.000.