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Erika/Condamnations confirmées en cassation : réactions politique


PARIS, 25 sept 2012 (AFP) -

Voici des réactions dans la classe politique à la confirmation, mardi par la Cour de cassation, de toutes les condamnations pénales prononcées dans l'affaire du naufrage de l'Erika en 1999, y compris celle de Total à l'amende maximale de 375.000 euros.

- Eva Joly (EELV), eurodéputée, ex candidate à l'Elysée: "La décision AZF d'hier (lundi) tout comme celle d'aujourd'hui (mardi) montre la prise en compte croissante de l'aspect environnemental par les juridictions de notre pays, alors même que les entreprises et lobbies tels que Total multiplient les efforts financiers et juridiques pour limiter leur responsabilité. Nous ne pouvons nous arrêter là: encore faudra-t-il travailler à instaurer une responsabilité sociale et environnementale contraignante pour les entreprises agissant sur notre territoire comme pour les entreprises françaises exerçant à l'étranger" (communiqué)

- Ségolène Royal (PS), président de la région Poitou-Charentes, "est satisfaite de la confirmation de la reconnaissance du préjudice écologique subi par les régions du littoral lors de la marée noire. Les indemnités reçues sont notamment utilisées pour aider les pêcheurs et les ostréiculteurs et pour refaire les digues" (communiqué)

- Véronique Besse (MPF), députée de Vendée: "Si les poursuites avaient été annulées, c'est la France qui aurait été condamnée. Condamnée à se faire +mazouter+ en regardant passer les épaves flottantes. Cela aurait constitué un véritable permis de polluer pour tous les voyous de la mer. Désormais, il n'y a plus d'impunité pour les bateaux poubelles" (communiqué)

- Yannick Moreau (DVD), député-maire d'Olonne-sur-Mer (Vendée): "Pour protéger durablement notre environnement, il faut inscrire définitivement le principe de +pollueur-payeur+ pour les armateurs de bateaux poubelles qui longent nos côtes. Pour cela, il faut que la France soit le fer de lance d'une renégociation des accords maritimes internationaux" (communiqué)

- Denis Baupin (EELV), vice-président de l'Assemblée nationale: "C'est une excellente nouvelle (...), cela veut dire que Total ne peut pas s'exonérer de la protection de la mer, même si l'accident était intervenu dans les eaux internationales" (dans les couloirs de l'Assemblée).

- Frédéric Nihous, président de CPNT: "La catastrophe de l'Erika était aussi un naufrage politique!", dit-il en jugeant que Dominique Voynet, ministre de l'Environnement à l'époque, avait "scandaleusement minimisée" la catastrophe. "Je demande à l'actuelle ministre de l'Ecologie de réagir vigoureusement et de d'informer correctement tous les Français en rappelant ces responsabilités publiques diverses, ces dysfonctionnements au plus haut niveau du gouvernement et de les condamner!" (communiqué)

- Les élus de "Bretagne écologie" au conseil régional de Bretagne (6 élus sur un total de 83) : "Il faut maintenant profiter de cette décision favorable pour relancer le débat et mettre en oeuvre de nouvelles mesures législatives notamment sur les navires à passagers et sur les porte-containers de plus en plus imposants", écrivent ces élus, en souhaitant que "la Bretagne et les Régions maritimes, directement concernées par la sécurité, soient considérées comme des partenaires à part entière par les institutions et autorités nationales, européennes et internationales dans le domaine de la prévention et de la réaction aux accidents maritimes".