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Crise à la Brittany Ferries: interruption des négociations, reprise mercredi (syndicats)


BREST, 25 sept 2012 (AFP) -

Les négociations entre la direction de la Brittany Ferries et les syndicats, pour mettre fin à un conflit social qui immobilise depuis vendredi la flotte de la compagnie, ont été suspendues mardi à Roscoff (Finistère) et reprendront mercredi, a-t-on appris de source syndicale.

Les négociations reprendront "demain à 15H00", a indiqué dans un bref message reçu par l'AFP dans la soirée Jean-Paul Corbel, délégué CFDT de la compagnie.

"Il y a toujours des désaccords sur pas mal de choses", a indiqué pour sa part Cyril Toulan, élu CFDT au comité d'entreprise, joint au téléphone, confirmant la reprise des négociations mercredi à 15H00.

"La direction veut toujours un accord global avant la reprise des bateaux, mais nous on ne va pas signer n'importe quoi", a-t-il ajouté, indiquant que les négociations achoppaient notamment sur l'annualisation du temps de travail. "Ils veulent que les gens travaillent 15 jours de plus" par an, a-t-il précisé.

Organisations syndicales et direction négociaient depuis 09H00 au siège de l'entreprise afin de parvenir à la signature d'un accord-cadre devant servir de fil conducteur pour des négociations à venir en termes d'emplois, de salaires et de temps de travail.

La compagnie, qui dessert la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Espagne, a décidé vendredi d'immobiliser ses bateaux jusqu'à nouvel ordre en raison des grèves à répétition de son personnel navigant et a intimé l'ordre aux marins de quitter les navires, ce que ces derniers ont refusé de faire.

Début juin, la compagnie, confrontée à des difficultés financières depuis plusieurs années, avait annoncé la suppression de plusieurs traversées avant et après-saison et la mise en place d'un plan de retour à la compétitivité, prévoyant la réduction de coûts salariaux par le biais d'une annualisation et d'un aménagement du temps de travail et de la suppression de certains avantages.

Mais les marins ne veulent pas renoncer à certaines primes. Ils refusent que ceux percevant des bas salaires se voient retirer des primes d'un montant plus élevé que ceux recevant des rémunérations plus importantes.

Ils souhaitent aussi que la direction adopte une clause de "retour à meilleure fortune", à savoir que les efforts consentis en termes de salaires soient limités dans le temps jusqu'à ce que les finances de la compagnie aillent mieux.