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Bateaux de croisière: l'horizon s'éclaircit pour les marins bloqués à Marseille


MARSEILLE, 27 sept 2012 (AFP) -

Deux navires de croisière, l'Athéna et le Princess Danae, étaient toujours retenus jeudi dans le port de Marseille par une saisie conservatoire, mais la situation des quelque 470 membres d'équipage bloqués dans le port s'éclaircit, a-t-on appris de sources concordantes.

Ces deux navires de croisière sont coincés dans le port de Marseille depuis la mi-septembre en raison de factures impayées.

Selon les mêmes sources, les salaires des équipages ont été versés pour le mois de juillet, et les marins pourraient bientôt rentrer chez eux. En revanche, la saisie des bateaux n'est pas levée.

Affrété par la compagnie belge All Ways et arrivé le 13 septembre à Marseille, le MV Athéna devait partir pour une croisière en Méditerranée avant de revenir à Marseille le 25 septembre. Le Princess Danae, habitué des tours du monde, est arrivé deux jours plus tard dans la cité phocéenne.

Les deux navires ont été maintenus à quai en raison de factures de carburant et salaires de membres d'équipage impayés.

Environ 250 personnes, d'une vingtaine de nationalités -Philippins, Indonésiens, Ukrainiens...-, composent l'équipage de chacun de ces deux bateaux, qui appartiennent à l'armateur portugais Classic International Cruises et battent pavillon portugais.

"Le nombre de personnes bloquées est spectaculaire: pour un bateau de cette taille, si c'était un cargo, il y aurait 15 personnes à bord", a commenté Jean-François Suhas, secrétaire général du Syndicat Pilote Marseille Fos.

"Dans ce genre de cas, si l'activité ne reprend pas tout de suite, les dettes s'accumulent", a-t-il ajouté, s'interrogeant sur l'avenir de ces deux navires. "Je ne vois pas qui peut s'intéresser à des bateaux aussi anciens, ils ne valent pas grand chose". Le MV Athéna a été construit en 1948, le Princess Danae en 1955.

Les services de l'Etat, préfecture et Direction départementale des Territoires et de la Mer, indiquaient pour leur part qu'il s'agissait d'"un conflit privé entre un armateur portugais et des sociétés étrangères".