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Brittany Ferries: "le dialogue n'est pas rompu" (ministre des Transports)


PARIS, 28 sept 2012 (AFP) -

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a regretté vendredi l'absence des dirigeants de Brittany Ferries à une table ronde organisée au ministère sur l'avenir de la compagnie maritime en difficultés, tout en estimant que le dialogue n'était "pas rompu" pour autant.

"Je ne veux pas qu'il y ait d'obstacles à ce que la discussion puisse reprendre. Je regrette leur absence, mais le dialogue n'est pas rompu", a affirmé le ministre, lors d'une conférence de presse improvisée à la fin de la réunion à laquelle participaient syndicats et élus de Bretagne.

Cette table ronde avait été organisée à l'initiative du gouvernement, alors que la compagnie a décidé le 21 septembre d'immobiliser ses bateaux jusqu'à nouvel ordre, en raison de mouvements de grève de son personnel navigant (hors officiers), qui a de son côté voté la reprise du travail.

"Nous ne sommes pas sur des positions si éloignées qu'on ne puisse sortir de la crise", a ajouté M. Cuvillier.

Les représentants syndicaux CFDT et CGT ont également affirmé qu'il y avait "besoin de renouer le dialogue".

"Nous sommes à quelques jours d'un dépôt de bilan et nous souhaitons que les navires repartent le plus vite possible", a dit à la presse Michel Le Cavorzin, délégué syndical CGT.

De son côté, la direction de Brittany Ferries s'est félicité dans un communiqué que le ministre "ait pris l'initiative de recevoir les organisations syndicales pour comprendre les raisons d'un blocage vis-à-vis d'un plan responsable, à effectifs constants et intégrant des avancées significatives (aux dires des syndicats)".

Au port de Roscoff, siège de la compagnie maritime, près de 500 salariés étaient réunis vendredi à l'appel des syndicats pour faire le point sur l'état des négociations avec la direction.

Depuis plusieurs années, l'entreprise bretonne, qui dessert la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Espagne, est confrontée à des difficultés financières. Début juin, elle avait annoncé la suppression de plusieurs traversées avant et après-saison et la mise en place d'un plan de retour à la compétitivité, avec réduction de coûts salariaux et suppression de certains avantages. Cette annonce avait provoqué un mouvement social.

La prolongation de ce conflit pourrait mettre en danger l'avenir de la compagnie qui bat pavillon français et compte 2.500 salariés, dont 1.700 marins, pour quelque 4.500 emplois indirects, essentiellement en Bretagne et en Normandie.

Créée en 1973, la Brittany Ferries (BAI SA) revendique 2,6 millions de passagers transportés par an, dont 85% de Britanniques.