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Revue des frets maritimes: les prix des plus gros navires dopés par la Chine


LONDRES, 1 oct 2012 (AFP) -

Les prix des transports maritimes de matières sèches ont fléchi la semaine dernière, à l'exception d'un nouveau bond des tarifs des Capesize, catégorie des navires de la plus grande taille, dopés par un sursaut de la demande chinoise, sur fond d'espoirs de relance dans le pays.

L'indice phare du marché des frets, le Baltic Dry Index (BDI), moyenne des tarifs pratiqués sur 24 routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.), a légèrement fléchi, terminant vendredi à 766 points, contre 774 points le vendredi précédent.

Il reprenait quelque peu son souffle après avoir bondi de 17% la semaine précédente --un sursaut qui avait été alimenté par la catégorie des Capesize, cargos que leur taille imposante oblige à naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance.

Or, malgré le fléchissement du marché des frets secs dans son ensemble, les tarifs des Capesize, eux, ont conforté leurs gains sur la dernière semaine de septembre. En l'espace de quinze jours, ils se sont envolés de quelque 35%.

Le Baltic Capesize Index (BCI), qui compile les tarifs des Capesize, a ainsi terminé vendredi à 1.621 points, au plus haut depuis mi-mai, contre 1.584 points sept jours auparavant, et 1.204 points le 15 septembre.

"Il y a un véritable bond de la demande de navires Capesize sur les routes maritimes entre l'Atlantique et l'Asie, ainsi que sur le bassin Pacifique", a souligné la revue londonienne spécialisée Lloyd's List.

A l'origine de cette euphorie, un regain de la demande de frets de la Chine, qui est notamment le principal pays importateur de minerai de fer et le deuxième importateur de charbon de la planète.

"Tous les yeux se tournent vers les nouvelles mesures de relance décidées par Pékin, (...) qui projette de nouvelles dépenses publiques massives dans les infrastructure et des aides aux industries exportatrices", a indiqué dans une note Miswin Mahesh, analyste de Barclays Capital.

Il pointe également "le gonflement traditionnel des stocks de charbon à l'approche de la saison hivernale", où les besoins de chauffage sont accrus.

Cependant, la prudence devrait rester de mise et "la fête pourrait bien se terminer avant d'avoir réellement commencé", tempérait-on chez Lloyd's List.

De fait, d'autres secteurs du marché des frets restent fragiles: ainsi, le Baltic Panamax Index (BPI) -- qui concerne sept routes, la plupart pour les céréales, empruntées par des navires adaptés aux dimensions du canal de Panama --, ne cesse de reculer.

Il a fini vendredi à 425 points, contre 467 points sept jours auparavant, sombrant à des niveaux plus vus depuis décembre 2008, pâtissant de la surabondance de navires face à une moindre demande de transports de céréales, victime des mauvaises récoltes après la sécheresse aux Etats-Unis et en Russie.

De leur côté, les tarifs des frets pétroliers se sont stabilisés la semaine dernière, dans un marché cependant toujours plombé par la surcapacité de la flotte disponible.

L'indice Baltic Dirty Tanker Index (BDTI), moyenne des taux pratiqués sur onze routes de transport de pétrole brut, a terminé vendredi à 642 points, au même niveau qu'une semaine plus tôt.

L'indice Baltic Clean Tanker Index (BCTI), moyenne des prix pratiqués sur cinq routes de produits pétroliers raffinés (essence, gaz liquéfié, fioul de chauffage, etc.) a fini la semaine à 649 points, contre 639 points une semaine auparavant.