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La Tanit: fin de l'instruction, prochain examen par la chambre de l'instruction


RENNES, 01 oct 2012 (AFP) -

L'instruction de l'affaire de La Tanit, un voilier pris en otage avec ses passagers au large de la Somalie en avril 2009 et dont le skipper avait été tué lors de l'assaut donné par des commandos français, est close, a-t-on appris lundi de sources judiciaires.

Par ordonnance en date du 20 septembre, les trois Somaliens faits prisonniers par les militaires français lors de cet assaut sont renvoyés devant la cour d'assises mais deux d'entre eux, puis, le parquet à l'égard des trois, ont fait appel de cette ordonnance, a-t-on précisé.

Ces appels seront donc examinés par la Chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes, a-t-on indiqué de même source, sans préciser la date d'examen du dossier.

Les trois hommes, âgés de 23 à 27 ans au moment des faits, ont été renvoyés devant la cour d'assises pour "arrestation et séquestrations aggravées" et "détournement de navire aggravé".

La prise d'otage de La Tanit, en avril 2009, s'était soldée par la mort du skipper français Florent Lemaçon, tué par erreur par les commandos français venu au secours du voilier.

En avril 2009, le bateau traversait une zone menacée par les incursions des pirates et avait poursuivi sa route malgré les avertissements de la marine nationale et du ministère des Affaires étrangères.

A bord se trouvaient Florent Lemaçon, skipper et propriétaire du navire, son épouse Chloé et leur fils de trois ans, ainsi qu'un couple d'amis.

Le 4 avril, leur embarcation était prise d'assaut par cinq Somaliens alors qu'ils faisaient route vers les Seychelles. Six jours plus tard, devant l'échec des négociations et la détermination des pirates à vouloir rejoindre la côte, un assaut était mené par des commandos de marine: trois pirates étaient capturés mais M. Lemaçon était tué ainsi que deux pirates.

L'Etat français a reconnu sa responsabilité dans la mort du skipper.

Les trois Somaliens avaient été mis en examen peu après à Rennes pour "détournement de navire, séquestration et détention arbitraire en bande organisée" et écroués. L'un d'eux a été récemment remis en liberté sous contrôle judiciaire.