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La Chine a commencé des essais aériens sur son porte-avions (presse)


PEKIN, 17 oct 2012 (AFP) -

La Chine a commencé des premiers entraînements de chasseurs-bombardiers sur son porte-avions récemment mis en service, a rapporté la presse chinoise, mais les experts occidentaux continuent d'affirmer qu'il faudra longtemps à Pékin pour disposer d'un outil prêt au combat.

Des photos sont apparues sur l'internet montrant des chasseurs Shenyang J-15, une version chinoise de l'avion de chasse russe Soukhoï Su-33, semblant réaliser des "touch and go" sur le pont du "Liaoning", le premier porte-avions de la Chine officiellement admis au service actif le 25 septembre dernier.

Les "touch and go" sont des manoeuvres au cours desquelles les avions ne font que toucher le pont d'envol d'un porte-avions, avant de remettre les gaz et reprendre les airs.

"Ces clichés nous montrent que le Liaoning est déjà opérationnel pour le décollage et l'atterrissage des chasseurs", a toutefois affirmé le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste chinois. Le ministère chinois de la Défense s'est lui gardé de tout commentaire.

"Les soi-disant informations des médias occidentaux selon lesquelles le porte-avions de la Chine ne disposerait pas d'avions prouvent être une plaisanterie", a de son côté assuré le quotidien Xinmin Wanbao.

Des experts ont émis des doutes sur les capacités réelles du navire-amiral chinois, qui a été construit à partir d'une coque à l'origine destinée à la Marine soviétique. Selon eux il faudra des années à Pékin pour se doter d'un groupe aéronaval complètement opérationnel.

Les photos "montrent un avion en passage bas au dessus du pont d'envol. Rien ne prouve que les roues aient touché le pont et qu'il y ait eu une véritable remise des gaz", a estimé un expert militaire étranger basé en Chine.

"La route est encore très longue. On est loin, en effet, de l'appontage complet", a-t-il expliqué à l'AFP.

Ces essais interviennent en tout cas dans un contexte de fortes tensions territoriales en mer de Chine orientale avec le Japon, alimentées par la décision de Tokyo de nationaliser un petit archipel en mer de Chine orientale revendiqué par les deux géants asiatiques.