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Chine/Japon: le survol des îles disputées "parfaitement normal" (Pékin)


PEKIN, 13 déc 2012 (AFP) -

Le survol des îles disputées entre la Chine et le Japon par un avion de surveillance chinois est "parfaitement normal", a déclaré jeudi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Le survol des îles Diaoyu par des avions de surveillance maritime chinois est parfaitement normal", a déclaré ce porte-parole Hong Lei, alors que Tokyo a dénoncé la première violation de son espace aérien par la Chine "aussi loin qu'on puisse remonter" dans l'Histoire.

"La Chine demande au Japon d'arrêter ses activités illégales dans les eaux et l'espace aérien des îles Diaoyu", a ajouté M. Hong, qui répète que ces îles de mer de Chine orientale, appelées Senkaku par les Japonais, "font partie intégrante de la Chine depuis des temps anciens".

La présence de l'avion chinois a été annoncée par le gouvernement japonais qui a ajouté que des chasseurs nippons avaient décollé en direction des îles disputées, contrôlées par Tokyo.

L'incursion chinoise s'est produite le jour du 75e anniversaire du sac de Nankin, symbole d'humiliation dans l'Histoire de la Chine, au cours duquel des dizaines de milliers de civils et de militaires chinois avaient été tués par les troupes japonaises.

Le différend territorial autour de l'archipel inhabité des Diaoyu/Senkaku, dont les fonds marins environnants pourraient renfermer des hydrocarbures, s'est envenimé en septembre après la nationalisation d'une partie de ces îles par le Japon, rachetées à un propriétaire privé japonais.

Des manifestations antijaponaises, parfois violentes, avaient duré une semaine un peu partout en Chine.

Depuis, des navires gouvernementaux chinois croisent dans les eaux territoriales japonaises ou aux environs de ces îles situées à quelque 200 km à l'est des côtes de Taïwan, qui les revendique également, et à 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa (sud du Japon).

Le différend territorial a déjà eu de graves conséquences économiques, notamment pour les constructeurs automobiles japonais, dont les voitures sont boudées par beaucoup de Chinois.