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Les deux militaires italiens poursuivis pour meurtre sont repartis en Inde


ROME, 03 jan 2013 (AFP) -

Les deux militaires italiens, poursuivis par la justice en Inde pour avoir tué par erreur des pêcheurs, sont repartis jeudi vers ce pays après avoir obtenu de la justice indienne un permis spécial pour passer les fêtes en famille, a annoncé la marine militaire.

Massimiliano Latorre et Salvatore Girone sont partis pour l'Inde à bord d'un avion de l'armée de l'air qui a décollé vers 16H00 GMT de l'aéroport militaire romain de Ciampino, et devraient arriver à destination après un vol de 11 heures.

"Nous retournons en Inde en respectant la parole donnée, confiants dans la justice" indienne, ont-ils déclaré avant d'embarquer, selon le communiqué de la marine militaire.

Les deux militaires avaient été autorisés le 20 décembre à venir passer quinze jours en Italie par un tribunal indien.

Les deux hommes, chargés de la sécurité sur un pétrolier italien, avaient tiré le 15 février sur deux pêcheurs indiens qu'ils avaient pris pour des pirates, au large des côtes du Kerala (sud-ouest de l'Inde).

Les marins étaient déployés sur le navire en vertu d'une loi adoptée par l'Italie dans le cadre de la lutte contre la piraterie dans l'océan Indien.

Les deux marins avaient dû déposer une caution de 60 millions de roupies (1,1 million de dollars) dans une banque et promettre de retourner en Inde pour obtenir ce permis spécial.

Avant leur départ pour l'Inde, les deux militaires ont été entendus par le parquet de Rome à propos des événements du 15 février dernier.

A aucun moment les deux hommes n'avaient envisagé de ne pas retourner en Inde, ont affirmé leurs familles, citées par les médias.

"Ils tiennent leur parole et ils rentreront en Inde avec l'espoir que l'affaire finisse rapidement", avait dit mercredi la femme de Salvatore Girone.

Les deux hommes sont dans l'attente d'un procès en Inde. Ils attendent également une décision judiciaire indienne concernant la compétence juridique dans cette affaire, l'Italie soutenant qu'il lui revient de juger ses deux militaires car ils agissaient dans le cadre de conventions internationales de lutte contre la piraterie.