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Le Premier ministre japonais reproche à la Chine de s'en prendre aux compagnies nippones


TOKYO, 11 jan 2013 (AFP) -

Le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe a reproché vendredi à la Chine de s'en prendre aux sociétés nippones "à des fins politiques" jugeant que cela n'est "pas correct".

"S'en prendre, pour atteindre des objectifs politiques, aux compagnies japonaises et aux ressortissants nippons qui se trouvent en Chine où ils contribuent à l'économie (du pays), je tiens à dire que ce n'est pas correct de la part d'un Etat responsable", a déclaré M. Abe lors d'une conférence de presse.

"Non seulement cela affecte les relations bilatérales, mais cela a un impact très négatif sur l'économie chinoise elle-même", a poursuivi le Premier ministre.

Les relations sino-japonaises sont au plus bas depuis septembre 2012, suite à la nationalisation partielle par le Japon d'un petit archipel de mer de Chine orientale, les Senkaku, à 200 km au nord-est des côtes de Taïwan et 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa (sud du Japon). Ces îlots sont administrés par le Japon, mais la Chine les revendique sous le nom de Diaoyu.

La nationalisation de trois des cinq îles à leur propriétaire privé nippon avait envenimé la situation et provoqué d'importantes manifestations antijaponaises, parfois violentes, dans de nombreuses villes chinoises pendant une semaine.

Les principaux constructeurs d'automobiles japonais implantés sur le marché chinois avaient fortement souffert de la situation.

La souveraineté japonaise sur ces territoires n'est "pas négociable", avait averti Shinzo Abe dès le 17 décembre, au lendemain de la victoire de son Parti Libéral-Démocrate (PLD) aux législatives.

Pékin continue régulièrement d'envoyer des navires dans les eaux autour des Senkaku et la dernière incursion, lundi, a entraîné la convocation dès le lendemain de l'ambassadeur chinois à Tokyo.

"Concernant les îles Senkaku, il n'y a aucun changement dans ma position qui est de résolument protéger ces territoires et leurs eaux. Il n'y a aucune place pour une quelconque négociation", a encore martelé Shinzo Abe vendredi.