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Revue hebdo des frets maritimes: les frets secs poursuivent leur rebond


LONDRES, 21 jan 2013 (AFP) -

Les prix des transports maritimes de matières sèches ont poursuivi la semaine dernière le rebond entamé début janvier, aidés par la reprise de demande de frets des premières semaines de l'année, mais l'optimisme du marché restait bridé par la surabondance de navires disponibles.

Indice phare du marché, le Baltic Dry Index (BDI), moyenne des tarifs pratiqués sur 24 routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.), a terminé vendredi à 837 points, au plus haut depuis un mois, contre 760 points une semaine plus tôt.

Il a grimpé de près de 20% en l'espace de trois semaines mais restait loin du niveau de 1.100 points auquel il évoluait fin novembre - et encore davantage du seuil des 2.000 points qu'il dépassait à l'automne 2011.

La situation du marché reste en effet précaire, comme en témoigne le récent repli des prix pour la catégorie des "Panamax", navires d'une taille adaptée aux dimensions du canal de Panama.

Le Baltic Panamax Index (BPI) -- qui synthétise les prix pour sept routes, la plupart pour les céréales, empruntées par des Panamax --, a terminé vendredi à 740 points, contre 772 points le vendredi précédent. Il s'était déjà effondré de plus de 30% en décembre.

"Il y a eu un mouvement positif (la deuxième semaine de janvier), stimulé par un regain de demande de frets dans l'Atlantique", en particulier depuis la côte est sud-américaine, "mais le marché s'essouffle, on voit les volumes de frets ralentir et les niveaux de prix diminuer", ont observé les analystes de l'agent maritime Fearnleys.

"Au mieux, on va voir le marché se consolider, avant de le voir prendre une direction claire", ont-ils ajouté, notant qu'"un nombre encore très important de navires neufs continue de sortir des chantiers navals" et gonfler une flotte mondiale déjà pléthorique, que la demande n'arrive pas à absorber.

La catégorie des "Capesize", les plus gros navires -- que leur taille imposante oblige à naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance --, résiste cependant un peu mieux, portée par l'essor des frets entre le Brésil et la Chine, respectivement deuxième pays exportateur et premier pays consommateur de minerai de fer.

Le Baltic Capesize Index (BCI), qui compile les tarifs des Capesize, a fini à vendredi 1.605 points, son plus haut niveau depuis le 11 décembre, contre 1.367 points une semaine plus tôt. Il est remonté de 30% depuis fin décembre.

De leur côté, les prix des frets pétroliers ont accentué leur repli dans un marché miné par la surabondance des tankers disponibles et que l'essor de la consommation hivernale ne parvient pas à conforter.

L'indice Baltic Clean Tanker Index (BCTI), moyenne des prix pratiqués sur cinq routes de produits pétroliers raffinés (essence, gaz liquéfié, fioul de chauffage, etc.) a fini vendredi à 690 points, au plus bas depuis fin novembre, contre 715 points une semaine auparavant.

Le Baltic Dirty Tanker Index (BDTI), moyenne des taux pratiqués sur onze routes de transport de pétrole brut, a terminé à 630 point, un niveau plus vu depuis début septembre, contre 641 points.