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Naufrage Bugaled: deux expertises éloignent la thèse de l'implication d'un sous-marin


NANTES, 25 jan 2013 (AFP) -

Deux expertises, dont les conclusions ont été rendues publiques vendredi par le parquet de Nantes, éloignent la thèse de l'implication d'un sous-marin dans le naufrage du chalutier breton Bugaled Breizh, qui avait fait cinq disparus le 15 janvier 2004 au large de la Grande-Bretagne.

La première expertise portait sur la présence de titane relevée sur les funes (câbles) du chalutier, considérée comme "pas significative de l'implication d'un sous-marin", a indiqué la procureure Brigitte Lamy dans un communiqué. Selon la seconde expertise, le sous-marin britannique le Turbulent, mis en cause dans le naufrage, était "bien à quai" le jour du naufrage, a relaté Mme Lamy.

Ces deux expertises étaient attendues depuis plusieurs mois par les familles des victimes. Celles-ci sont convaincues de l'implication d'un sous-marin dans le naufrage brutal du chalutier, resté inexpliqué, qui s'est produit dans une zone où se déroulaient au même moment des manoeuvres militaires de l'Otan et de la Marine Britannique.

Les deux juges d'instruction de Nantes en charge du dossier avaient désigné trois experts afin de faire vérifier si les traces de titane relevées sur le chalutier pouvaient provenir d'un contact avec un sous-marin. "Au terme de ce rapport, qui vient d'être déposé, les experts ont pu affirmer que l'élément +titane+ retrouvé dans des proportions infimes sur les funes du Bugaled Breizh n'étaient pas significatives de l'implication d'un sous-marin", a écrit la procureure de Nantes.

Par ailleurs, un rapport distinct, confié par la justice à un spécialiste français des forces sous-marines, avait pour objectif d'examiner l'éventuelle implication dans le naufrage d'un sous-marin de la Marine britannique, le Turbulent. "Aux termes des conclusions de son rapport et sur la base des éléments techniques relatifs à la position des bâtiments militaires au moment du naufrage, l'expert considère que le sous-marin britannique mis en cause se trouvait bien à quai le 15 janvier 2004 et que les secours en mer dépêchés sur la zone par les autorités britanniques l'ont été dans des conditions normales", indique le communiqué de Mme Lamy.