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La Chine dément avoir utilisé un radar de tir pour viser un navire nippon


PEKIN, 08 fév 2013 (AFP) -

La Chine a démenti vendredi qu'un de ses navires militaires ait récemment braqué son radar de tir en direction d'un bâtiment nippon, ainsi que l'en accuse Tokyo.

"Les affirmations du Japon sont contraires aux faits", a assuré le ministère chinois de la Défense dans un communiqué faxé à l'AFP. Les 19 et 30 janvier derniers, le navire concerné "n'a pas utilisé son radar de tir".

"Le Japon a de façon unilatérale transmis aux médias une affirmation inexacte et des hauts responsables gouvernementaux japonais ont fait des remarques irresponsables pour monter en épingle la soi-disant +menace chinoise+", a précisé le ministère.

Mardi, le ministre japonais de la Défense avait annoncé qu'une frégate chinoise avait visé le 30 janvier un bateau militaire japonais avec un radar qui sert à "verrouiller" une cible à atteindre, en mer de Chine orientale, théâtre d'une dispute territoriale entre les deux géants asiatiques.

Itsunori Onodera avait ajouté qu'un hélicoptère militaire japonais avait été "verrouillé" de la même façon quelques jours auparavant. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe avait jugé "extrêmement regrettable" l'utilisation selon lui d'un tel radar.

Pékin a répliqué jeudi en accusant Tokyo de vouloir "salir l'image de la Chine".

Les deux voisins s'affrontent à propos de la souveraineté sur un petit archipel d'îles inhabitées en mer de Chine orientale.

Cette dispute, à coups de déclarations quotidiennes et de frictions à distance entre navires et avions de patrouille des deux pays, s'est envenimée depuis septembre. Ces îles sont appelées Diaoyu en Chine et Senkaku au Japon.