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Pôle Nord: Greenpeace veut un sanctuaire mondial vierge de forages pétroliers


LA HAYE, 15 avr 2013 (AFP) -

Des défenseurs de l'environnement ont planté un drapeau sur les fonds marins du Pôle Nord, où ils ont également amené des millions de signatures appelant à déclarer l'Arctique un sanctuaire mondial vierge de forages pétroliers, a annoncé Greenpeace lundi.

Les membres de l'expédition "ont planté un drapeau sur les fonds marins de l'Arctique", à quatre kilomètres sous le niveau de la mer, a indiqué Greenpeace, dont le siège est à Amsterdam, dans un communiqué.

Les membres de l'expédition ont atteint le Pôle Nord géographique après une semaine de marche, et ils y ont percé un trou dans la glace afin de faire descendre sur le plancher océanique "le drapeau pour le futur" et un capsule contenant 2,7 millions de signatures, dont des acteurs, des musiciens et représentants du monde des affaires.

Le drapeau, fixé sur la capsule sphérique en verre cerclée de titane, a été descendu à proximité de l'endroit où un mini sous-marin russe avait planté en 2007 un drapeau, Moscou réclamant une chaîne de montagne sous-marine à des fins économiques.

L'expédition de Greenpeace comprenait notamment l'acteur Ezra Miller et la députée sami (le peuple vivant en Laponie) Josefina Skerk.

"Nous sommes ici pour dire que cette zone de l'Arctique n'appartient à personne, à aucune nation, que c'est l'héritage de tous les Terriens", a déclaré la Suédoise Josefina Skerk, 26 ans, citée dans le communiqué.

Le petit drapeau triangulaire aux couleurs vives sur fond clair a été dessiné par une écolière malaisienne, Sarah Batrisyia, qui a remporté un concours dont l'icône de la mode Vivienne Westwood était la juge.

Greenpeace affirme que l'Arctique est menacée par le changement climatique, les sociétés pétrolières ainsi que la pêche industrielle. Les experts estiment les ressources naturelles de l'Arctique à 90 milliards de barils de pétrole et à 30% du gaz naturel non découverts dans le monde, une manne rendue de plus en plus accessible par le recul des glaces.

Elles suscitent la convoitise des pays riverains -- Russie, Canada, Norvège, Danemark et Etats-Unis --, mais également des géants pétroliers tels que Shell et Gazprom, qui réclament tels des Etats des zones géographiques de l'Arctique.